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 On a frôlé la vie ◊ Astrée

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Astrée Harkwood

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MessageSujet: On a frôlé la vie ◊ Astrée   Jeu 3 Nov - 9:08

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Astrée Harkwood

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MessageSujet: Re: On a frôlé la vie ◊ Astrée   Jeu 3 Nov - 9:09

Chronologie

1996, mars, 19 : Naissance.   2008, mars, 19 : Kidnapping, tu débutes ton initiation de chasseuse. 2011, Décembre : Premier coup de foudre. Il s'agit malheureusement d'un loup qu'Artor élimine. 2012, Janvier, 22 : Deuxième coup de foudre, tu tu débutes une relation avec Padraig Savage. 2013, février, 19 : Après un peu plus d'un an de relation, Padraig te quitte, ne supportant la vérité sur ta famille. 2015, décembre, 25 : Mort d'Ariana. 2015, décembre, 30 : Tu pactises avec un loup, Ezechiel, par crainte d'être mordue à ton tour. 2016, mars, 17 : Saint-Patrick, Cillian t'annonce la mort de ton frère, attaque des nécromanciens, mort d'Ezechiel. 2016, Avril, 02 : tentative de suicide, Nolan te sauve de justesse. 2016, mai, 21 : Pleine lune, assassinat ta mère en voulant sauver Cillian.   2016, moi, jour : Mort de Cillian. 2017, janvier : Période actuelle.

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Dernière édition par Astrée Harkwood le Lun 23 Jan - 11:41, édité 4 fois
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Astrée Harkwood

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MessageSujet: Re: On a frôlé la vie ◊ Astrée   Jeu 3 Nov - 9:10

Histoire
Première partie


juillet 1999 Maman, on va jouer dehors. Tes sourcils se froncent et tes lèvres se pincent. Des bruits de pas à l'étage, puis, très vite, trop vite, des bruits de pas qui dévalent les escaliers. Tu te redresses, abandonnant vulgairement la poupée que tu berçais tendrement quelques secondes auparavant. Tes jambes s'agitent. Tu cours vers les pas, vers les rires qui résonnent joyeusement sur le passage d'Adam et Ariana. Tu n'arrives pas à les rejoindre, comme s'ils s'évaporaient à chaque fois que tu rentrais dans une pièce. Tu te laisses guider par le son de leur voix, des carillons joyeux qui envahissent les pièces de la maison. Le couloir. La porte d'entrée. Tu entraperçois leur silhouette disparaître derrière le claquement d'une porte qui se referme. Tu es laissée en dehors, à moins que cela ne soit en dedans. Tu ne peux pas les rejoindre. Tu es trop petite pour atteindre la poignée de la porte. Tu colles ton nez sur la vitre, tu les regardes partir pour de nouvelles aventures sans toi. Tu devrais pourtant être habituée. Ils ne te voient pas, tu es transparente, inexistante. Ton souffle chaud vient embrumé la vitre glacée. Un soupire. Désabusée. Désillusionnée. Tu te sens seule. Une autre fois, mon trésor. la voix chaude et réconfortante de ta mère s'élève. Tu relèves tes grands yeux bleus vers elle, sans parvenir à faire disparaître la moue boudeuse de tes traits. Elle te sourit, mais tu n'as pas le cœur à lui rendre. Tu traînes les pieds jusqu'à ta poupée qui semble soudain bien moins amusante. Et si une fois, rien qu'une fois, tu pouvais être leur sœur.

Septembre 2005 Pourquoi je ne peux pas savoir? Si la curiosité te ronge les sangs, c'est cette curieuse impression d'être tenue à l'écart qui propulse ces mots hors de ta bouche. Il s'immobilise un instant puis finit par tourner les talons et pour planter son regard dans le tient. Dans les yeux d'Adam, tu n'es personne, qu'une vulgaire inconnue avec laquelle il partage sa maison, sa famille. T'es trop petite. Qu'il lâche simplement, avec son flegme habituel. Tu as beau ne pas être proche de lui, tu sais lorsqu'un mensonge s'extirpe de ses lèvres, tu sais que ces mots-là sont l'empreinte d'une vérité dissimulée à ton regard. Tu te redresses et de là où tu te trouves, sur ces quelques marches, tu le dépasses. Tu te sens étrangement grande, forte et pleine d'assurance. Donc, il y a bien quelques choses...?  Tu déduis de son silence, de tout ce qu'il ne te dit pas. Tu n'as pas d'autres choix, parce que lui, il se contente de sourire, de hausser les épaules pour disparaître dans cette pièce mystérieuse, celle dans laquelle tu ne peux te rendre. La moue boudeuse s'empare de tes traits alors que tu traînes les pieds jusqu'en bas, te retrouvant à nouveau face à une porte que tu ne peux franchir. Tu te mords la lèvre, espérant que la douleur empêche les larmes de franchir le seuil de tes yeux. Tu as cette curieuse impression de ne pas appartenir à cette famille et d'être tenue à l'écart. Le secret pèse sur tes épaules de môme, sans que tu ne puisses en comprendre les subtilités. Tu as toutes les réponses à portées de mains, mais tu es incapables de les déchiffrer, de réunir les pièces du puzzle. Ce ne sont que des équations non-résolues, avec bien trop d'inconnue. Mh. Tu te veux êtres différentes, comme les héros des livres que tu lis, comme Harry Potter, étranger dans sa propre famille. Tu espères presque recevoir une lettre comme la sienne, qui t'emporterait loin d'eux et que tu y trouverais enfin des personnes qui pourraient te comprendre, t'accepter. Et même dans tes fantasmes irréalistes, tu n'imagines pas qu'au-delà des murs, le surnaturel s’élève dans l'obscurité. Non, tu n'imagines pas que ces créatures, tant adorées dans tes histoires, menacent l'humanité. Non, tu n'imagines que le seul rempart contre elle était les membres de cette famille et que leur silence te protège d'un monde que tu n'es pas encore prête à affronter. Non, toi, tout ce que tu vois, c'est les portes se fermer et les conversations devenir silencieuses lorsque tu entres dans une pièce.

Mars 2008 → Le corps se presse contre le tient. Tu te bats. Tu te débats. Tu cherches à te libérer de cette emprise sur toi. Une étreinte forte qui enlace ton corps. Tu résistes, mais ton corps fluet n'est pas de taille face à la masse de muscle qui s'oppose à toi. Des râles bestiaux s'extirpent de tes lèvres, furieusement, alors que tu es persuadée de lutter pour ta vie. Il y a aussi cette odeur, bien trop familière, bien trop reconnaissable, elle agresse tes narines. Cela ne fait qu'accentuer le poids qui pèse sur ton cœur en alerte. Un cœur qui bat douloureusement à l'intérieur de ta poitrine, il bat furieusement, irrégulièrement, comme une machine détraquée avant d'exploser. L'air peine à parvenir à tes poumons, rendant chaque respiration rauque, comme si les bouffées d'airs n'étaient rien de plus que des épines, lacérant ton conduit respiratoire. Tes ongles s'enfoncent dans la première parcelle qu'elle arrive à atteindre. Tes ongles blessent et lacèrent. Ta mâchoire tend à se refermer sur la main qui se plaque contre ta bouche, mais celle-ci est bien vite remplacée par un vulgaire bâillon. C'est finalement ta vue que l'on t'enlève. Il n'y a plus rien. la vie s'échappe. Tu manques d'air. Des paillettes illuminent l'obscurité alors que tout autour de toi semble perdre de la contenance pour devenir vaporeux.

Tu reprends conscience de ton corps. Les bouts des doigts encore endoloris, le monde extérieur te heurte. ce ne sont que des bruits, des sons et des odeurs, que le froid qui te glisse sur l'échine. Les larmes roulent sur tes joues rosies par la colère qui gronde au plus profond de tes entrailles. Tu essayes de te mouver, mais des liens enserrent ton corps et brûle ta chaire à chaque fois que tu essaies de t'en défaire. Voilà longtemps que le secret familiale plane au-dessus de toi, sans pour autant que tu n'en ais connaissance. Tu ne comprenais pas. Ils t'avaient volontairement laissé dans l'ignorance de ce rituel peu commun. Ton esprit se tordait à la recherche de réponses. La panique te gagnait alors que l'adrénaline se répandait dans ton organisme au fur et à mesure. Tu te retrouvais dans le néant. Silence. Vide. Angoisse. Détresse. Tu essayais de faire le vide, d'oublier ses sentiments qui t'assiégeaient. Tu devais te sortir de cette situation.


Février 2011 lequel d'entre vous? T'es incapable d'affronter leur regard. T'es partagée et contradictoire. Les sentiments se mêlent, s'entremêlent et se déchirent. La honte s'insinue dans une tristesse indescriptible. Tu fixes le néant, imperméable au monde qui t'entoure. Il y a seulement sa présence qui oppresse ton cœur, un cœur qu'on aurait mieux fait de t'arracher tant la douleur qui lui a été infligée est insupportable. ta mâchoire se crispe alors que le silence résonne, t'agresse. Tes yeux brûlent d'avoir tant pleuré. Les traits de ton visage son tiré, épuisé par les tortures mentales que tu t'es infligée tout au long de cette attente morbide. Ce regard morne et vide échoue sur Artor. Tu ne le vois pas, pas réellement. La colère t'empêche de voir correctement. Et dans la profondeur azurée, danse des flammes d'une lueur sanguinaire.  Lequel!? Ta voix n'est qu'un hurlement strident. Il s'approche. Il te prend délicatement par les épaules. Cette chose n'était pas humaine. Ta mâchoire se crispe. Tu ne le sais que trop bien, c'est ce qui rend la trahison bien plus lourde, bien plus dure à avaler. Tu te redresses, non sans avoir repoussé ses mains avec violence. Réponds moi. Lequel d'entre vous l'a... Les mots se meurrent. Ils ne parviennent pas à sortir. La douleur t'étreint le cœur. tes jambes ne parviennent plus à soutenir ton corps. Ta carcasse tombe mollement au sol alors que tes mains tremblante se glisse sur tes tempes, essayant de mettre un terme à la douleur qui cogne contre ton crane.

Sors d'ici, je m'en occupe. La chaleur d'Azilis enveloppe délicieusement la pièce. Si tu n'étais pas aussi bouleversée, tu aurais probablement constaté ses propres failles, tu aurais constatés son trouble. T'étais aveuglée par la débâcle des sentiments qui se faisaient en toi. Elle s'abaissa, silencieuse et t'attira contre elle. Chuchotement doucereux, tendre et réconfortant. Tout juste un souffle caressant. Sa main s'était glissée dans ton dos. Lequel? murmure automatique. Tu poserais la question jusqu'à ce que l'on te réponde enfin. Tu voulais savoir. Tu devais savoir lequel t'avais libéré de l'affront que ce loup t'avait infligé. Et quel affront. Aimer un loup. Aimer une créature de l'enfer. Aimer comme jamais tu n'avais aimé auparavant. Artor. Le couperet était tombé. A la fois bourreau et sauveur. Il te libérait d'un fardeau que tu aurais été incapable de porter. Il te libérait d'un amour que tu t'interdisais de ressentir sans pour autant y parvenir.


Janvier 2013 → des papillons dans le ventre (Padraig)

Mai 2013 → Tu n'es pas sadique, tu es engagée. Tu n'es pas manipulatrice, tu es prévenante. Tu n'es pas paranoïaque, tu es méfiante. Ta vie a basculé le jour où tu as appris l'existence de cet autre monde. Tu sais que derrière n'importe quel sourire peut se dissimuler une créature abjecte et putride. Tu le sais. Tu l'as appris à tes dépends. Tu en as souffert bien trop souvent. Une méfiance exacerbée. La potion tue-loup au bout des lèvres, assemblé à ton rouge à lèvre. Un baiser empoisonné. Un seul baiser capable de faire tomber le masque d'humanité que ces créatures osent porter. Ton regard se coule sur la bonde installée sur ton lit. Annabelle. Depuis quelques lunes, l'idée saugrenue qu'elle puisse être l'une des leurs agitent tes neurones et torturent ton cœur. Tu n'es pas certaine d'être capable d'encaisser si cela devait être le cas. Elle te surprend encore à la toiser curieusement, fronce les sourcils et éclate de rire en t'envoyant un coussin. Qu'est ce qui te prend ces derniers temps? Un sourire qui se construit, un peu coincé par tes inquiétudes, mais un sourire tout de même. Rien, je pensais juste aux produits que mon père a rapportés du laboratoire. Il me semble qu'il y a des masques cosmétiques. Du coup, je pensais qu'on pourrait peut-être voir ce que ça vaut. T'attends, un brin de malice dans le regard, mais un peu de crainte aussi, parce que ton esprit tordu a déjà préparé le terrain pour la tester. Tu te sens un peu honteuse de la tester, elle, ton amie, ta meilleure amie, d'aussi loin que tu t'en souviennes. Que penserait-elle si elle apprenait que tu doutais d'elle. Ça peut-être amusant. Tu bondis de ton lit avec presque trop d'entrain, pour disparaître à la salle de bain.

Tu t'arrêtes devant le miroir, plongeant ton regard azuré dans celui de ton reflet. Tu pinces les lèvres, incertaines et plutôt honteuse d'avoir recours à de tel stratagème pour apaiser tes incertitudes. Tu prends une inspiration profonde, Les paupières closes, juste le temps de faire le vide dans ton esprit. Le voile de chaire se soulèvent. Tes idées sont claires et limpides. Tu n'as pas pensé aux conséquences d'un tel acte si elle se révélait être réellement l'un de ces monstres surnaturels. Non, tu n'as pas pensé le moins du monde à ce qu'elle pourrait te faire s'il s'avérait qu'elle manque d'humanité. Elle ne t'épargnerait pas, peu importe que tu ne sois qu'une chasseresse en formation, elle ne t'épargnerait pas. Tes doigts s'agitaient, mélangeant le prétendu masque au poison des loups et  agrémentant le tout de quelques huiles olfactives pour masquer la transformation du produit. Nouvelle inspiration, tu quittes ton laboratoire de fortune armée du pinceau pour appliquer le masque. Un sourire de circonstance était à nouveau accroché à tes lèvres. A toi l'honneur. Ton cœur bats douloureusement, irrégulièrement à l'intérieur de ta cage thoracique. Elle se relève pour s'asseoir sur ton lit, docile et confiante. Tu te mords les lèvres, concentrée, appliquée, tu étales le produit crémeux sur sa peau de porcelaine, attentive au moindre signe qui la trahirait. Rien. Elle n'est pas l'un de ces cabot des enfers. C'est déjà ça. Ton cœur, lui,  semble déjà plus léger. Tu espères que jamais elle n'apprendrait ce que tu lui avais fait.


Février 2014 → Rupture (Padraig)

Décembre 2015 Ariana est morte. Cruelle vérité qui résonne dans ton crane. Douleur lacérante qui étreint ton cœur. Et tu culpabilises, tu culpabilises de te sentir aussi triste, alors qu'au fond, tu ne la connaissais pas tant que ça. Elle avait beau être ta sœur, elle semblait avant tout être la sienne. Les regrets te rongent les sangs, entrelacés d'une rancœur absurde à l'égard de ta fratrie. Maudit soit leur complicité qui t'a tenue à l'écart, maudit soit leur lien si fort qui a entravé ta relation avec eux. Et quelques parts, au plus profond de ton âme, dans les parties les plus sombres, l'espoir que cette disparition puisse t'apporter l'amour fraternel que tu as toujours rêvé. Et la culpabilité qui ravage tout sur son passage, t'étreint les organes pour te punir d'avoir de telles pensées. Les larmes viennent creuser tes joues rosies, elles viennent abîmer tes yeux soulignés de cernes violacées. Ton cœur frappe douloureuse, avec tant de force que tu sens battre furieusement dans toutes les parties de ton corps. Ta tête bascule en avant, ton front heurtant silencieusement la porte close qui dissimule ton aîné. Tes doigts fébriles caressent le bois sans jamais oser frapper. Tu ne supporterais pas son rejet, pas maintenant, pas cette fois. Tu te retrouves à nouveau devant cette porte fermée. Il y a toujours eu une maudite porte entre vous, parfois invisible, mais toujours fermée.

Tu finis par lâcher prise, sans pour autant quitter son chevet. Les sanglots silencieux secouent ton corps de soubresaut alors que ton corps gagne au sol. Blottie dans le couloir comme une vulgaire petite chose. Tu as besoin de te sentir proche de lui, parce que c'est également se sentir proche d'elle. Ariana. Son prénom, marqué sur ton cœur à l'encre indélébile, laisse place à l'amertume. Et la fatigue gagne ton corps endoloris. Tu es incapable de demeurer éveillé, incapable de veiller sur l'antre dans laquelle Adam s'est cloîtré. Il ne saura probablement jamais rien de ta présence derrière cette porte. Pas plus qu'il ne saura à quel point tu t'en veux et tu lui en veux d'avoir porter seul ce fardeau. Il n'aura pas dû être seul pour porter ce poids. Il n'aurait pas dû être seul pour affronter la tristesse insoutenable qui détruit tout sur son passage. Tu n'es plus qu'à demi consciente lorsque ton père vient soulever ton corps pour t'emmener dans ta chambre. Tu crois l'avoir rêvé, imaginé. Cette tendresse n'est pas habituelle. Tu ne sais pas que lorsqu'il te regarde, c'est elle qu'il voit. Tu ne sais pas que tu es devenue l'ombre de cette fille qu'on lui a injustement arrachée.



Décembre 2015 → Le rouge à lèvres marque sa peau, trahissant sa véritable nature. Son visage se tord d'une grimace douloureuse et t'arrache un sourire satisfait. Sa mâchoire se crispe, alors qu'il s'écarte de ton étreinte, la main relevée vers la marque laissée par ton baiser empoisonné. Tu le toises, un sourire malicieux se glisse sur tes lèvres peintes de rouge alors qu'une lueur malsaine danse dans la profondeur de ton regard. Je ne viens pas pour te faire de mal. Tu marques une pause. Tu recules, tu te t'adosses contre le mur le plus proche. Ton regard l'inspecte, prête à parer la moindre de ses représailles. Je suis venue pour que l'on passe un marché. Tu es étrangement calme et sereine compte tenu ce que tu es en train de faire. Ta décision est prise. Tu sais que tu es le point de trahir les règles ancestrales, tu sais qu'il n'y aura pas de retour en arrière possible, mais tu sais aussi que tu ne veux pas mourir comme Ariana. Tes jolies certitudes s'effritent et se heurtent à des murs. Sa mort a tout remis en question. Le loup te toise, méfiant et pourtant curieux par ce mystérieux pacte. Je te donnerais toutes les cartes pour échapper à mon clan. Il fronce les sourcils, perplexe, il a des difficultés à croire ce que tu lui proposes. Il sent le piège se refermer sur lui. l'animal, la bête ne peut le supporter. Le loup fond sur toi, plaque ses mains sur le mur pour t'encadrer, te maintenir prisonnière. Son regard carnassier se plonge dans le tient. Et si tu me disais plutôt ce que, toi, tu veux !!? Une impulsion de ton pied contre le mur et tu te redresses, dévorant la distance qui vous sépare. Tu n'as pas peur de lui. Tu sais que s'il avait voulu, il t'aurait déjà tué. Tu n'as pas peur de lui. Tu sais que la proposition est bien trop alléchante pour quelqu'un comme lui. Si un jour je suis mordue, je veux que tu n’emmènes loin d'eux.


Dernière édition par Astrée Harkwood le Lun 23 Jan - 12:06, édité 8 fois
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Astrée Harkwood

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MessageSujet: Re: On a frôlé la vie ◊ Astrée   Lun 23 Jan - 10:05

Histoire
Deuxième partie partie


Janvier 2016 → Un grognement s'extirpe de ses lèvres, bestial et désapprobateur, comme pour te rappeler le monstre qu'il est. Tu soutiens son regard, férocement. Pas de ça avec toi. Que l'animal croupisse sagement dans l'ombre pour que tu puisses accepter son existence. Prévoir quoi . Tu as déjà prévu d’aller voir un Alpha pour qu’il te morde . S’il faut que je te suive à la trace tous les jours, je le ferais. S’il faut que je pourchasse chacun des Alpha de Glencullen, je le ferais. Le sac vole jusqu'à tes pieds, bruits de fracas sourd. Tu scilles à peine, tu le regardes quelques secondes avant d'en revenir à lui, lui et ses idées tordues, ses déformations flagrantes de la réalité. Avait-il oublié que tu redoutais la morsure du loup presque autant de lui? Avait-il oublié que ce qu'elle impliquait était une exile douloureuse, une renonciation de tout ce que tu avais chéri? Tu n'avais pas plus envie que lui de cette transformation, mais tu t'y préparais, parce que tu savais pertinemment qu'en cas de morsure, les événements se précipiteraient et tu n'aurais pas le temps de récupérer quoi que ce soit. Tu ne pouvais t'extraire de leur vie, de la tienne, sans emporter avec toi quelques souvenirs. Tu détestais ses insinuations qui mettaient sa vie en péril pour sauvegarder la sienne et tu exécrais plus encore de redouter sa mort. Il couvrait son corps, ses cicatrices, les traces d'une vie bestiale que tu aurais probablement détestée. Tu te demandais encore pourquoi tu t'étais tournée vers lui et pourquoi tu y revenais, continuellement.  Reprends-le, je ne le garderais pas. Si tu tiens tends à prévoir, prévois de ne pas te faire mordre, comme ça on est tous content. Les yeux roulent, lassée de tant d'agitation pour un sac, un vulgaire sac.  Tu fais quelques pas dans la pièce, dégageant tes cheveux sombres et humides et arrière tout en te massant les tempes douloureuse. Tu basculais ta frimousse en arrière, à fleur de peau, la rage parcourant te veines, diffusant des pulsions de haine et de désir dans un même temps. Puis tu en revenais à lui exhortant ta fureur en lui attrapant ce t-shirt qu'il venait d'enfiler pour le pousser contre le mur le plus proche. T'étais bien frêle à coté de lui, mais il était parfois surprenant de constater la force qu'insufflait des bouffées de colère. Ton visage se rapprochait du sien, la chasseuse traquant sa proie, la fille désirant s'emparer de ses lèvres. Ton cœur cognait, fort et douloureux, à l'intérieur de ta poitrine. Je n'ai pas besoin de ta protection, j'ai besoin d'un échappatoire, justement parce que la morsure est la seule chose que je ne peux pas prévoir... Pas que tu l'attendes, mais si tu pouvais la prévoir, tu pourrais l'empêcher. ce n'était pas envisageable. Si tu ne pouvais pas prévoir la morsure, tu pouvais au moins en anticiper les conséquences. Et cette proximité insoutenable qui n'en appelait à plus de proximité encore. La chaleur de son corps contre le sien. Tu relâchais la pression, t'écartant de lui et de la tentation qu'il éveillait en toi. Arrêtes de me prendre pour une petite chose fragile, j'enfoncerais une balle plongée dans l'aconit dans ton cœur sans que tu n'ais eut l'occasion d'y penser. Des menaces en l'air, tu serais incapable d'attenter à sa vie. Tu en revenais vers le sac pour le pousser de ton pied vers le loup. Alors prend ce foutu sac pendant que je me charge des vilaines bêbêtes dans ton genre. T'étais à fleur de peau. les confrontation avec Adam était chaque jour un peu plus tendue. Quant au reste, rien ne semblait aller dans le bon sens. Tu aspirais à une tranquillité bien mérité, tout en courant après les démons, déchaînant les enfers pour les y ramener. Je ne veux pas que ça arrive... Mais si cela devait être le cas, ma vie se résumerait à toi et ce sac, parce que ma famille sera après moi. Tu te radoucissais. Tu te souvenais des propos d'Adam, il n'était pas Ariana, tu ne l'étais pas non plus. Tu n'étais pas forte, tu n'étais pas prête à accepter la mort aussi facilement. Tu te tournes à nouveau vers lui, mais il est déjà là, si proche de toi. Il se saisit de ton visage pour venir écraser ses lèvres contre les tiennes. La pression qui subsistait entre vous s'éteints dans une étreinte passionnée, inédite, interdite.

février 2016 C’est ma faute tu sais. Pensée horrible et nauséabonde que tu partageais. Il était l'obstacle qui ne cessait de se hisser entre toi et une quelconque relation... Que ce soit avec lui ou avec Ariana. Tu l'avais détesté de toutes tes forces, mais l'amour incommensurable que tu lui vouais anéantissait toutes trace d'animosité. Il était ton frère. Ta chaire, ton sang, tout ce qu'il te restait de cette fratrie décimée par le surnaturel. Il était l'instigateur de cette solitude qui avait longtemps peser contre ton cœur, mais tu ne parvenais pas à lui en vouloir, parce que tu savais qu'aujourd'hui, cette solitude creusait un trou béant de sa poitrine et hantait ses songes. Le souvenir d'une complicité avec Ariana laissait une traînée nauséabonde... Tu étais presque de ne pas l'avoir partagée, de ne pas avoir à éprouver ce manque, cette absence. C’est moi qui t’ai toujours tenue éloignée. Parce que sinon, tu allais me voler la place que j’ai eu du mal à avoir. C’est idiot, mais te savoir à l’écart me soulageait… Et pour la première fois, une explication, une raison à ce détachement, à cette maudite distance qu'il avait hissé entre vous. Les mots sonnaient étrangement, les mots sonnaient faux et tu ne parvenais pas à croire que ton existence ait été régie par une peur que tu trouvais bien ridicule. Tu n'avais jamais voulu prendre sa place, non, tu voulais simplement trouver la tienne. C’est pas grave de toute façon. Ça me paraît futile maintenant, d’avoir une place ici, parce que de toute façon on va tous finir en pâture. C'était futile. Ça l'avait toujours été. Tu ouvrais la bouche pour lui répondre lorsque ses lèvres vinrent se plaquer contre ton front. Une pression doucereuse et chaleureuse d'une fraternité retrouvé. Le baiser t'immobilisa, comme s'il avait distillé un poison pour engourdie chaque parcelle de ton corps. L'écho du silence résonnait, incapable de réagir, une programmation ratée, ton système était en veille. Si tu avais exécré cette solitude, tu y étais tellement habituée que ce genre de geste tendre te paralysait littéralement. Tu ne savais pas comment réagir. Un sourire crispé vint se glisser contre tes lèvres. Tes yeux roulaient vers lui alors que ta main se soulevait pour lui administrer une tape amicale et impersonnel sur l'épaule. Mouvement mécanique et robotisée, crispée par le malaise et l'incapacité à répondre à cette démonstration d'attachement. Pourtant tu l'aimais. Tu l'aimais plus qu'il ne le saurait jamais. Il était ton univers. Tu avais toujours attendu u'il fasse un pas vers toi, qu'il constate ton existence et t'accueil comme une sœur... Et pourtant aujourd'hui, tu n'étais qu'une automate face à ce que tu avais toujours souhaité. Je... Artor m'attends pour un entraînement. Vaudrait mieux que je le fasse pas attendre. Tu fuyais. Un demi mensonge. Il était bien question d'un entraînement plus tard dans la journée, mais aucune heure n'avait été fixée. Peu importe, tu fuyais le malaise, tu fuyais, toi, l'inadaptée sociale. Un nouveau sourire, tout aussi crispé que le premier. Tu te redressais. Tu ne savais pas si tu devais lui rendre un quelconque baiser, alors tu te contentas de soulever maladroitement la main vers lui avant de la rabaisser incertaine? Tout comme ton éloignant? Tu t'arrêtais pour rebrousser chemin avant de quitter cette chambre funeste. On se voit plus tard, hein?

mars 2016 Adam est mort, idiote.  Echo douloureux de ton cœur qui se brise. La nouvelle tombe, implacable et irréaliste. Ton cœur loupe un battement, empêchant l'air de parvenir correctement à tes poumons. Cette impression douloureuse qu'il vient d'enfoncer ton cœur dans ta cage thoracique pour se saisir de ton cœur et le tordre furieusement. Les mots résonnent, douloureusement cruels et empreints d'une souffrance sans nom. Adam est mort. Ton monde s'écroule. Et finalement le rire éclate, hystérique et dépourvu de saveur, alors que les larmes envahissent ton regard. Ton visage se secoue à la négative. Tu n’entends pas le reste de ses propos, enveloppé par une démence terrorisante. La foule, tout autour, t’oppresse, elle bouge curieusement, dans des mouvements lents et assourdissants, comme si le monde tournait autour de toi. Tes doigts fébriles viennent chercher ton portable, pianotant rapidement sur les touches pour composer le numéro de ton frère. Tu mens. Le rire se meurt dans un murmure à peine audible. la voix d'Adam se fait entendre sur sa messagerie. Une fois. deux fois. Trois fois. Dix fois. Cruel vérité qui résonne dans les mots qu'il a prononcé. Tu flanches, tu te rattrapes à des bras inconnus alors que le portable te lâche des mains pour se briser contre le sol. Un cauchemar éveillé. Ariana est partie. Adam est parti. Ensemble, là où tu ne pourras pas les rejoindre. Et ça te brise. Abandonnée par cette fratrie à laquelle tu as toujours voulu appartenir. Le rire à nouveau, alors que tu t'abaisser essayant de recouvrer ton souple. Tu poses tes mains sur tes genoux, essayant de stabiliser ta position, essayant de laisser l'air emplir tes poumons. Mais l'air si refuse, comme si tu dégueulais cette vie dépourvue de sens. Non, non, non, non, non, ce n'est pas possible. Nouveau rire qui se mêle au sanglot. Hystérie soudaine qui secoue ton corps. Tu te redresses, incapable de tenir en place. Tu manques d'air. Le monde vacille. Ta vie s'écroule. Tes doigts s’agrippent contre tes tempes, essayant de faire taire le vacarme ambiant et la douleur qui tambourine contre ton crane. Tu ne reconnais pas les visages. Des inconnus tout autour. Tu ne veux pas qu'ils te touchent. Et lui, misérable créature lunaire. Ton regard revient à lui, accusateur. Qu'est ce que tu lui as fait? Tu n'arrives pas à voir à quel point il l'aime, non, tout ce que tu arrives à ressentir, c'est cette douleur insoutenable.

avril 2017 → Une soirée. Tu évoluais dans un monde en ruine. Chaque coin de rue représentait un obstacle insurmontable. Tu avais quitté l’hôpital allant à l'encontre des recommandations des médecins. Tu avais arraché le bracelet qui t'enserrait le bras. Les pensées brumeuses et nauséabondes se pressaient contre ton cœur pour y distiller la culpabilité, la colère et la rage. Ensevelie par des sentiments bien trop fort, tu errais, tu t'abonnais pour n'être rien de plus qu'une âme en perdition. Tu refusais de retrouver cette maison criante des souvenirs que vous n'aviez que trop peu partagé. Tu étais seule. Entièrement seule. Ta fratrie avait été décimée, emportée par la mort qui avait pourtant refusé la tienne. Ariana. Adam. Ezchiel. Ils avaient tout deux pris un chemin que tu ne pouvais embrassé à moins de mourir à ton tour. Cette perspective te séduisait, bien pus que la vie elle-même. Tu n'étais plus toi, bercée dans un royaume d'ombres et d'obscurités, tu n'étais plus toi. Tu ne voulais plus être toi. Ton monde était en ruine. Ton cœur n'était plus qu'un trou béant et sanguinolent à l'intérieur de ta poitrine. Un organe blessée et dénaturée. La douleur aurait été bien plus supportable si on te l'avait arrachée. Tu n'étais plus qu'une âme en perdition. Un automate foulant une vie dont tu ne voulais plus. Tu lui crachais à la gueule à cette vie qui te narguais. Tu te refusais à croire en une quelconque chance alors que cette foutue chance t'avait emporté loin d'eux. Ils se retrouvaient, encore, alors que tu étais seule, encore. Tes pas chancelaient, encore endolories par les sédatifs que l'on avait diffusé dans ton sang pour tenter de t'apaiser, d'éteindre l'angoisse qui oppressait ton cœur. Tu te laissais tomber sur un banc quelconque. La nuit avait ensevelit la ville, ne laissait que la lueur d'une lune incomplète. Tu relevais ses yeux vers elle. Maudite lune, instigatrice de tes malheurs, responsable de leur permission. Ta mâchoire se crispait alors que l'acier tranchant de ton médaillon enserrait ton avant bras, déchirant la peau pour t'extirper une douleur physique qui atténuerais la douleur causée par sa perte, parce que cette souffrance la pesait des tonnes et tu étais incapables de la supporter d'avantage. Peu importe si les plaies qui charcutaient ta chair n'était pas dans le bon sens, peu importe si l'agonie n'en était que plus douloureuse, tu voulais couvrir cette peine atroce et inhumaine, tu voulais couvrir leur perte, tu voulais oublié. La conscience s'évaporait doucement. Le sang versé, les sédatifs administrés, les nuances disparaissaient, anéantissant toutes traces de conscience. Des cris alertés par ta silhouette. Ils t'échappent, tu t'évades.

Date → Adam n'est plus lui. plus réellement. Tu ne sais même pas pourquoi tu te permet de t'insinuer dans sa vie de la sorte. Après tout, vous commenciez à peine à vous dompter lorsque tu l'avais perdu... Et cela n'avait été que le début d'un flot misérable de mésaventure... Tu l'aimais, tu l'avais toujours aimé, alors que lui même niait quasiment ton existence. Ton attachement à ce frère n'était peut-être qu'une utopie. Une idée. Tu avais cru mourir lorsque tu avais cru le perdre à tout jamais. Et là, encore, il te blessait. Tu le toisais, laissant les larmes danser dans la froideur de tes orbes azurés. Tu étais dirigeait cette famille depuis que tu avais assassinée ta propre mère. Tu ne l'avais pas voulu, mais le résultat était le même, elle n'était plus là et c'est à toi que la place revenait puisque tu étais la seule descendante féminine à demeurer. Tu n'étais jamais préparer à un tel rôle, tu ne pensais pas avoir à diriger un jour, puisque tu étais la dernière dans l'ordre de succession. Parce qu'il faut que je t'ordonne pour que tu fasses le bien? Très bien Adam, puisque c'est ce que tu désires... Je te dispense de chasse. Tu es submergé par trop d'émotion, tu es incapable de penser correctement, ta présence ne représenterait qu'un danger supplémentaire... Qu'est ce que tu fous? Tu ne peux pas le priver de la sorte, tu le sais... Tu lèveras la punition absurde avant sue la pleine lune ne se lève à nouveau. tu t'es plongé dans ce jeu absurde, bien trop consciente qu'il se jouait de toi et ne te prenait pas au sérieux. pauvre petite fille blessée.  Tu détournes le regard. Tu lui tournes le dos. Tu l'abandonnes dans cette foutue détresse. Mais qu'est-ce que tu pourrais y faire? Tu ne peux aider quelqu'un qui ne souhaite pas être sauvé.

Janvier 2017 → Padraig demande à devenir chasseur.
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On a frôlé la vie ◊ Astrée

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