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 cora barrett, the huntress

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Cora Barrett

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Date d'inscription : 29/04/2017
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MessageSujet: cora barrett, the huntress   Sam 29 Avr - 21:56

SHE IS BLOODY BACK
Citation :
Ce fut la fraîcheur s'étendant sur ses jambes et ses bras découverts qui la sortit de son sommeil. En un sursaut, ses paupières s'ouvrirent dans un noir presque complet. Ses mains étaient immobilisées dans son dos et ses poignets étaient reliés parce ce qui lui semblait être une corde un peu trop serrée. Sa tête lui faisait mal, si mal. Elle pouvait sentir ses tempes battre contre son crâne et son coeur contre sa poitrine. Une vive lumière vint éclairer la pièce, Cora ferma les yeux sous la puissance de l'éclairage artificiel. Le temps que ses yeux s'habituent à la lumière elle essaya de desserrer la corde en bougeant ses poignets dans tous les sens. Une fois qu'elle pu ouvrir les paupières, Cora jeta un coup d'oeil à ce qui se trouvait autour d'elle. Sa respiration était haletante et son regard affolé. Ses yeux bruns venaient se poser sur chaque parcelle de la pièce. Ce fut au bout de quelques minutes qu'elle pu se rendre compte qu'elle se trouvait dans une cave froide et vide. Elle ne pu que voir une chaise en fer ainsi qu'un porte manteaux sur pieds. Elle se redressa tant bien que mal sur ses genoux découverts et lorsqu'ils entrèrent en contact avec le sol glacé de la pièce Cora ne pu retenir un frisson qui parcouru tout son corps. Tous ses membres lui faisaient un mal de chien mais elle se leva, Cora, elle se leva tant bien que mal sur ses jambes frêles et battues. Un bruit strident vint s'étendre dans toute la pièce. Cora plissa les yeux de douleur, elle retint un gémissement qui venait de se loger dans le fond de la gorge. Un souvenir vint s'installer dans son crâne, dans sa rétine, un souvenir qui relatait le jour où sa mère lui avait tout dévoilé, le jour où elle avait tout apprit quant aux activités secrètes et bien dissimulées de sa famille. Elle se rappelait du regard accroché sur le visage de sa mère, ce regard remplit de folie. Mais elle se rappela des paroles de sa mère, elle se rappela de la fierté avec laquelle elle lui avait annoncé qu'un jour ce serait son tour et que ce jour allait bientôt arriver. Elle s'était sentie fière ce jour là, Cora, quoiqu'un peu désorientée par les dernières confession de sa mère. Mais elle avait été prête dès le début, et elle l'était encore. Elle leva de nouveau les yeux et passa toute la pièce au peigne fin, posant ses yeux marrons sur chaque parcelle de la cave vide et humide. Le porte manteaux attira directement son attention, si bien qu'elle avança vers lui le pas décidé avant de le renverser par terre. La mère de Cora avait pris l'initiative de lui donner des cours de gymnastique et de danse depuis son plus jeune âge pour lui donner cette souplesse qui lui semblait indispensable. Rapidement, Cora arriva alors à passer ses bras originellement attachés dans son dos devant elle. Elle essaya avant tout de desserrer les liens à l'aide de ses dents, mais rien n'y fut. Elle prit le porte manteaux fait de bois entre ses mains et donna des coup de pieds dessus, à plusieurs reprises, avant qu'il ne se casse en deux. L'un des de bouts se trouvait plus pointu que l'autre. Cora se dépêcha alors de le prendre en mains et de l'utiliser pour essayer de couper ses liens. Elle poussa des gémissements de douleur et de frustration quand elle vint planter le bout de bois dans ses poignets et ses mains à plusieurs reprises. Au bout d'une dizaine de minutes, un bout de corde se détacha permettant au reste de la corde de se délier seule et de tomber lourdement sur le sol noir. Haletante et les poignés en sang, Cora se leva de nouveau et se dirigea vers les escaliers menants directement à la porte de sortie. Elle essaya plusieurs fois de l'ouvrir en donnant des coups de pieds et des coups d'épaule dedans mais ce fut inutile. Le pas rapide elle descendit alors les escaliers et vint prendre la chaise en fer dans ses mains. Cora la monta tant bien que mal en haut de l'escalier et la souleva pour donner des coups sur le serrure. La jeune fille poussa des cris de colère et tapa avec la chaise de toutes ses forces. Si fort que la serrure finit par sauter. À bout de force et de souffle, Cora poussa la porte et manqua de s'écrouler. Ses cheveux trempés de sueurs lui tombaient sur les épaules, ses jambes frêles manquèrent de s'écrouler sur son poids si bien que quand elle leva les yeux pour croiser celui de sa mère, impartial, elle faillit tomber à la renverse. « Seize minutes et quarante-sept secondes. » elle leva les yeux vers son enfant, le regard froid. « Tu devras savoir le faire en deux fois moins de temps. » elle lui tourna le dos, droite comme un piquet, la tête haute et le pas élégant laissant Cora sur le pas de la porte. Cette dernière essaya tant bien que mal de bouger les jambes pour se diriger jusqu'à la salle de bain dans laquelle elle pu regarder l'état de son corps. Son esprit était désormais changé, sa vision du monde l'était également.

Cora trépignait d'impatience, elle ne tenait pas en place. Elle ne pouvait pas réaliser qu'elle y était enfin; sa première chasse. Elle avait enfin atteint ses dix-huit ans et allait pouvoir participer à sa première chasse et tuer son premier être surnaturel, ses parents avaient décidé qu'il allait s'agir d'un loup pour cette première fois. La lune était haute dans le ciel noir mais remplit d'étoiles, elle était pleine et brillait de milles feux. L'air était frais, presque froid. Cora tenait son arc d'une main de fer, sa poigne était tellement ferme que ses jointures étaient désormais blanches. Une flèche était bandée sur son arc prête à partir au moindre bruit suspect. Un poignard était accroché à sa ceinture tandis qu'un autre se trouvait caché dans sa botte droite. Alors que la plupart aurait pu être repoussé, effrayé quant à cette première chasse, ce premier meurtre; Cora ne le voyait pas comme tel, elle avait attendu ce moment avec tant d'impatience, elle allait enfin pouvoir être officialisée en tant que chasseuse. Ses longs cheveux bruns étaient relevés, attachés de telle façon à ce qu'ils ne puissent pas la gêner. Ils étaient cinq, pas plus. Le bois était plus menaçant la nuit, elle s'en doutait Cora, mais elle ne s'imaginait pas que cela se verrait autant. Les arbres semblaient plus grands, plus menaçants, leurs branches avaient pris l'apparence d'épées qui s'élevaient dans le ciel; les ombres semblaient grandies et mais c'était le noir qui était le pire, le noir qui envahissait tout sur son passage. La jeune femme ne se laissait pas impressionner pour autant, elle avait été préparée depuis tant de temps maintenant qu'elle ne fut pas trop effrayée, seulement étonnée. Dissimulés derrière des buissons abondants, les Barrett avaient décidé de suivre les traces d'un loup Omega qu'ils suivaient depuis quelques temps maintenant. Il était seul et cela allait être plus facile de le chasser, et de le tuer. Les meutes en revanche étaient plus compliquées et plus dangereuses. Ils étaient plusieurs et plus puissants, tuer un Omega était une partie de cartes à côté. Ils observaient, tels des prédateurs, silencieusement et calmes, si calmes que c'en fut impressionnant. Cora, bouchée bée, observait ses oncles, tantes et son père en action pour la première fois. L'air était frais en cette nuit d'hiver, si bien que chaque parcelle de peau nue de Cora était gelée. « Tu es prête? » il avait dit ces mots de cette voix grave que Cora connaissait par coeur. Elle vint poser ses pupilles dans celles de son père et un léger sourire s'accroché sur ses lèvres délicates. « Plus que jamais. » elle avait été sincère, Cora, elle attendait ce moment depuis si longtemps maintenant. Son regard était fier, déterminé, Cora; âme si pure et innocente était plus que prête à tuer pour la première fois. Joshua Barrett vint poser sa main gantée sur l'épaule de sa fille, le regard tendre et plein de gentillesse. « Ce ne sera pas facile, Cora. Tuer n'est jamais facile. » elle soutenait son regard, elle était au courant du taux de courage requit pour effectuer un tel acte, mais elle était prête à en faire preuve. Elle vint poser les yeux en face d'elle, dans la nuit noire et sombre, comme en pleine réflexion. Ses yeux ne bougeaient plus, ils étaient fixés sur un vide constant. « Je sais papa. » Cora n'avait pas croisé son regard une nouvelle fois, elle était resté de marbre et n'avait pas quitté les environs des yeux. Elle savait que se risquer à croiser le regard de son père aurait pu la faire changer d'avis, et ce n'était pas ce qu'elle voulait, au contraire. « Mais je suis prête. » elle inspira profondément et serra son arc d'une poigne encore plus ferme que la précédente. « C'est maintenant ou jamais. »

Le loup était là, devant-elle, allongé sur le flanc. Il respirait bruyamment et Cora pouvait voir sa poitrine se soulever doucement et avec une certaine difficulté. Ils riaient pour la plupart, tandis que d'autres le regardaient avec le regard noir et remplit de haine. Cora la courageuse, Cora la si confiante la voilà qui hésitait devant le fait. Elle tremblait, le froid devait sûrement y être pour quelque chose mais la réticence en était également la cause. Elle regardait le loup-garou qui essayait de se débattre tant bien que mal sous les blessures qu'il avait subit. Elle allait devoir l'achever, maintenant. Son père était apparu devant elle en un éclair, il la regardait dans les yeux tandis que Cora n'avait toujours pas lâché le loup-garou des yeux. « Cora. » il hésita, quelques secondes, puis vint poser sa main sur son épaule. « C'est à toi. » un sursaut sortit Cora de ses pensées quand elle entra en contact physique avec son paternel. Elle afficha un sourire, un sourire hypocrite qu'elle avait déjà servit à maintes reprises tandis qu'elle avait essayait d'acquiescer à ce qu'on lui avait apprit. Mas c'était en elle maintenant et elle ne pourrait plus reculer. « Je sais. » elle avait été froide dans ses paroles, et son regard avait changé du tout au tout. Ses sourcils étaient froncés et son regard était noir, froid et sans émotions. Elle avança le pas déterminé tandis qu'elle pouvait sentir les regards de tous les membres de la famille Barrett se poser sur elle. C'était maintenant ou jamais, c'était le moment. Elle prit le poignard qui se trouvait originellement à sa ceinture et vint s'agenouiller auprès du loup-garou déjà mourant. Elle tenait le poignard si fort qu'elle en tremblait. Cora prit une longue et profonde respiration et ferma les yeux tandis qu'elle pouvait entendre le cris des hiboux résonner dans la nuit. « Je peux t'aider? » - « Non je peux le faire. » elle avait lâché ces mots d'une violence qui lui était inhabituelle. Si bien que son père fit quelques pas de recul après l'avoir entendu. Elle approcha le poignard à l'endroit même où ses parents lui avaient appris. Elle hésita quelques secondes et vint plonger son regard dans celui du loup-garou, dans lequel elle pouvait voir de la crainte se refléter dans ses yeux bleus. Et d'un coup elle acheva, sans le quitter des yeux. Elle vit la vie le quitter et elle ne trépigna pas une fois.

Son sommeil était lourd, paisible et noir. La journée avait été pleine pour Cora qui avait travaillé à la fac de médecine et qui, une fois la nuit tombée, avait travaillé sur le bestiaire de sa famille, l'avait parcouru émerveillée et avec les yeux scintillants. Il n'était pas rare qu'elle se surprenne à se perdre dedans une fois la nuit tombée, elle aimait le parcourir dans un silence particulièrement saisissant et paisible. Son sommeil fut cependant entravé par une sensation étouffante qui vint emplir ses poumons. En sursaut, Cora sortit de son sommeil et fut prise d'une toux sèche, ses yeux la démangeait affreusement et la température semblait avoir augmenté. Cora se leva de son lit, paniquée, tandis qu'elle pouvait voir les des ombres s'affoler dans l'ouverture de la porte. Des cris, semblaient provenir de tous les recoins du château des Barrett. Cora cru entendre la voix de sa mère, au loin, étouffée par le bruit des flammes décimant tout sur leur passage. « Joshua! Joshua! » criait sa mère, dont la folie et l'inquiétude se faisaient entendre dans le ton de sa voix et dans son attitude. Cora s'approcha de sa mère le pas affolé et cette dernière vint lui attraper les épaules. Son visage était sale, tâché de suie et brûlé à certains endroits. Des larmes montèrent aux yeux de Cora quand elle vit sa mère dans cet état, qui ne semblait rien remarquer pour autant. « Dieu merci tu vas bien, Cora. » ce fut la première fois qu'elle entendit sa mère mentionner le nom de Dieu. Paniquée, Cora regarda tout autour d'elle, les yeux maintenant gonflés et rougis par la fumée et les larmes. « Où est-il? » elle parlait de son père, c'était évident, Cora n'avait pas eu besoin de mentionner son nom pour que sa mère le comprenne. « Il est partit cherché tes frères. Je ne sais pas où il est Cora. » elle commença à fondre en larmes. La jeune femme la saisit par les épaules pour la redresser et essayer de la remettre sur ses pieds. Cora essaya tant bien que mal de tirer sa mère pour la sortir de la demeure qui commençait à se consumer petit à petit. Une fois qu'elle eut réussi à sortir sa mère et à l'éloigner du château qui semblait se détruire doucement Cora ne pu se retenir; elle lança un regard à sa mère avant de se lancer de nouveau dans les flammes. Elle put entendre le cri déchirant de sa mère qui voyait sa fille courir à sa perte. « Papa! » cria-t-elle de toutes ses forces. Le cri d'un de ses petits frères attira son attention, si bien qu'elle courra aussi vite qu'elle le pouvait dans sa direction. Enfin, c'est alors qu'elle essayait de vérifier toutes les pièces qu'elle entra violemment en contact avec quelque chose. Bousculée en arrière, Cora se cogna violemment l'arrière du crâne contre le parquet de la demeure. Une vive douleur prit alors possession de tout son corps, la douleur fut si intense qu'elle en fut désorientée pendant plusieurs secondes. Si bien que ce fut la douleur d'un rideau entrain de bruler s'étendre sur son bras qui vint la sortir de son état d'inconscience. Une vive douleur s'éprit alors dans son bras et elle se releva le plus rapidement possible pour essayer d'éteindre le feu qui commencer à se propager à l'aide du gilet qu'elle portait originellement sur le dos. La douleur s'effaça cependant lorsqu'elle vint croiser le regard de son jeune frère tout aussi paniqué qu'elle. « Oh mon dieu. » elle se jeta dans ses bras et le serra si fort, des larmes coulèrent instinctivement sur ses joues sales et rosées. « J'ai cru que- » elle ne pu finir sa phrase, elle ne se voyait pas dire ce qu'elle avait imaginé, elle s'était cependant préparée au pire comme on le lui avait apprit. « Je sais. » dit-il avec un ton aussi rassurant que possible. « Charles est sortit, nous devons y aller aussi. » Cora acquiesça et se releva à l'aide de son frère cadet. Elle s'arrêta cependant tandis que son frère essayait de la tirer hors de la demeure en flammes. « Papa où est-il? On doit- » il inclina la tête et ferma les yeux, il était trop tard, c'était ce qu'il voulait dire. Cora s'effondra en larmes et cria fort, si fort qu'elle eut du mal à reprendre sa respiration. Son frère cadet du la tirer hors de la maison pour ne pas qu'elle y reste, qu'elle essaie de retrouver son père car pour elle tout cela était impossible, il ne pouvait pas être mort.

Tout était détruit. Absolument tout. Cora n'arrivait pas à décrocher ses iris de cette demeure qu'elle avait connu toute sa vie, cette demeure dans laquelle elle avait grandit et avait vécu pendant vingt-trois longues années. Elle voyait tout s'enflammer, brûler tandis qu'elle ne pouvait rien faire à par assister à ce spectacle, impuissante. Les sirènes des pompiers ne tardèrent pas à se faire entendre, en revanche. Des larmes coulèrent sur ses joues brulantes mais ses yeux ne pouvaient pas bouger, cependant. Son père n'avait pas pu sortir, il était resté coincé dans les entrailles de la demeure, prisonnier de sa propre oeuvre. Cora n'arrivait toujours pas le réaliser, elle n'arrivait pas à imaginer qu'elle ne reverrait plus le regard de son père se poser sur elle, qu'elle ne sentirait plus sa chaleur venir l'entourer dans ses moments de faiblesse et surtout qu'elle ne verrait plus son sourire scintillant et communicatif réchauffer son coeur. Tout cela était finit, terminé, et jamais elle ne pourrais revivre de tels moments. Son frère cadet cependant, apparu dans son champ de vision et essaya tant bien que mal de l'entourer de ses bras. Cora, toujours immobile, le regard vide, ne bougea pas. « Comment as-tu pu? » sa gorge était serré et elle du faire preuve du plus grand des courages pour ne pas fondre en larmes. « Comment as-tu pu le laisser seul? » elle osa enfin croiser les yeux de son frère cadet qui baissa instinctivement le regard sous le poids de celui de Cora. « C'était trop tard Cora. » elle détourna le regard une nouvelle fois pour se concentrer sur les pompiers qui essayaient tant bien que mal d'éteindre le feu ardent qui semblait se propager à une vitesse incroyable. La moitié du château semblait déjà avoir brûlé et plus rien ne serait plus récupérable désormais. Il essaya de poser sa main sur son épaule mais Cora se dégagea dès qu'elle vit la main s'approcher d'elle, comme dégoûtée par le simple fait de devoir toucher son propre frère, celui qui avait échoué. Il vint cependant s'asseoir à ses côtés et leurs deux épaules se touchèrent à nouveau. « Il était partit chercher le bestiaire, il ne voulait pas le laisser brûler. Il ne pouvait pas laisser brûler une oeuvre qu'il avait mit tant de temps à construire. » Cora tourna la tête en direction de son frère cadet avec une certaine réticence, les yeux bouffis et si rouges. Elle se serait bien effondré, elle aurait bien laissé cette colère s'échapper mais elle ne le pu, elle n'aurait pas su expliquer pourquoi; elle en était juste incapable. « J'ai insisté, si tu savais comme j'ai insisté. » il baissa le regard quelques secondes avant lever de nouveau les yeux vers Cora qui aurait pu décerner les larmes monter dans ses yeux maintenant scintillants. « Mais il m'a dit de me sauver, il m'a dit qu'il serait derrière moi et que je n'avais pas besoin de m'inquiéter. Alors je suis partit, je lui ai fais confiance comme toujours. » des larmes commencèrent à couler, abondemment, sur le visage de Cora et de son frère, simultanément. « Mais je ne me suis pas retourné et- » il s'effondra, totalement. Il tenait sa tête entre ses mains et seuls ses sanglots étaient audibles. Cora s'effondra à son tour et vint le serrer dans ses bras. Elle ferma les yeux tandis qu'elle se noyait dans ses larmes, dans son chagrin. « Et il était trop tard. » pensa-t-elle tandis qu'elle serrait son petit frère dans ses bras et que tout autour d'eux se consumait.

Le soleil brillait étonnamment fort en ce jour de funérailles, au contraire des stéréotypes incarnés dans la plupart des films dans lesquels les jours d'enterrement étaient le plus souvent marqués par un jour pluvieux où tout le monde portait son plus beau parapluie: noir et grand. Sa robe noire absorbait peu à peu les rayons du soleil chauffant sa peau encore et encore. Un soupire s'extirpa des lèvres de Cora qui fixait le cercueil. Son regard se faisait noir, pénétrant, infaillible. Ses doigts se joignirent et ses phalanges se plièrent, doucement. Ses mains formaient désormais des poings tremblants tandis que ses phalanges avaient déjà blanchies. Les larmes voulaient sortir, elles voulaient s'écouler sur ses joues et chatouiller son cou mais Cora faisait preuve d'une force si ferme qu'elle arrivait à les retenir. Étonnamment. Elle ne demandait que cela; fondre en larmes. S'effondrer sur le sol et demander pourquoi lui et pas elle. Mais elle du faire preuve d'une force colossale pour ne pas sombrer. Pour ne pas faillir sous le poids de la culpabilité qui appuyait constamment sur ses épaules. Ses yeux osèrent enfin se décrocher du cercueil pour se balader tout autour. Des visages décomposés, infaillibles, ignorants, des gens habillés en noir, des lèvres rouges. Des soupirs, des larmes. Un mort. Des rescapés. Une majorité d'affectés. Ses souvenirs vinrent interagir tandis qu'elle aurait préféré être seule pour noyer son chagrin dans peu importe ce qu'elle trouvait; chasse, alcool, vengeance. Mais son coeur se serra quand elle revit le visage de son défunt paternel s'imposer dans sa rétine. Il était là, de nouveau. Son sourire chaleureux et ses dents blanches. Ses yeux marrons dont Cora avait hérité et son regard tendre et rassurant. Elle aurait tant voulu lui sauter dans le bras, le serrer si fort qu'elle l'aurait presque étouffé. Mais la vérité était différente, inévitable; il était mort. Cora ferma les yeux, comme si elle voulait échapper à la réalité et plonger dans ce rêve qui s'était imposé; mais c'était ce qu'elle voulait. Partir, s'en aller, tout abandonner pour le rejoindre. Il ne fallut que quelques secondes pour que ses yeux aient la force de s'ouvrir, aveuglés par le soleil qui tapait beaucoup trop fort. Elle sentit sa joue droite se refroidir, comme plus sensible à la légère brise qu'elle ne l'avait précédemment été. Cora vint poser son doigt sur sa peau avant d'entrer en contact avec une larme qui s'était échappée de son oeil. Elle s'empressa d'essuyer sa joue fraîche, humide. Elle avait fermé les yeux pendant quelques secondes, voulant replonger dans ce rêve qui l'avait hanté il y a quelques minutes de cela. Elle espérait si fort pouvoir y retourner, pouvoir le revoir rien qu'une dernière fois. Mais elle sentit une présence se poser à ses côtés. Ses sourcils se soulevèrent tandis que ses lèvres s'entrouvrirent. Serait-ce lui? Serait-il revenu pour l'emmener avec lui? Pour l'éloigner de tout cela? Ses yeux s'ouvrirent tandis qu'elle tourna la tête à sa droite. Ses iris vinrent se poser sur une chevelure rousse qu'elle ne connaissait que trop bien; Azilis. Un léger rictus étira ses lèvres nues tandis qu'elle croisa le regard de la jeune Harkwood. Puis sa tête se baissa vers ses mains dorénavant jointes. Son coeur accéléra un peu plus et sa gorge se serra. Elle plissa les yeux avant de les ouvrir sur le cercueil une nouvelle fois. Le temps avait semblé ralentir tant tout semblait lent. Cora aurait tant voulu que tout soit terminé qu'elle puisse craquer et s'autoriser à verser des larmes. Azilis vint lui prendre la main, serrant ses doigts vernis contre sa peau. « Tu peux t'autoriser à lâcher prise Cora, tu n'es plus seule désormais. » Une nouvelle larme vint s'écouler sur la joue de Cora mais elle ne la fit pas disparaître. Elle était représentative de son chagrin après tout et non une marque de faiblesse. C'était normal de pleurer, pourquoi devait-elle se retenir. Elle aussi avait le droit d'exprimer son chagrin. Elle aurait tant voulu lui dire merci mais tout ce qu'elle pu faire se résuma à baisser les yeux vers le sol.

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