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 oriane ravenscal, the misfit.

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Oriane Ravenscal

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Univers : harry potter, vipera evanesca.
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MessageSujet: oriane ravenscal, the misfit.   Sam 29 Avr - 22:03


Citation :
âge, date et lieu de naissance ≈ ils sont trois, trois âmes à partager cette date ancrée dans les archives de la famille à tout jamais. Nés un 17 avril, vingt-sept années qu'ils partagent ensemble, plus d'un quart de siècle les lie et pourtant ils ne se sont jamais sentis si séparés. nationalité et origines ≈ anglaise, mais la gamine possède du sang français du côté de sa mère. sang de sorcier ≈ c'est une sang-pure, plus une honte qu'autre chose. La gamine ne s'est jamais vraiment intéressée aux spéculations selon lesquelles les sang-purs dominent, les sang-purs sont les plus puissants. Une idéologie qui n'a jamais plus à ses géniteurs, aux autres membres de sa famille, un soupire infini s'extirpant de ses lèvres abîmées. Elle n'a jamais voulu partager ces idées, et pourtant elle a du prétendre pendant longtemps, beaucoup trop longtemps. profession ≈ avant sa fuite, Oriane se trouvait être une bonne potionniste, une profession qui la passionnait et qu'elle regrette désormais. Elle arrive cependant encore à confectionner quelques potions qui lui sont utiles dans sa fuite. statut civil ≈ célibataire, oiseau libre. La gamine s'étonne encore de ne pas se retrouver fiancée à un homme de haute position. Un privilège qu'elle apprécie et qu'elle chéri. maison à hogwarts ≈ éternelle honte de sa mère, de sa famille, la gamine s'est retrouvée à Serdaigle. Seule Ravenscal à ne pas rejoindre les verts et argents, les serpents. Elle y a pourtant trouvé sa place, plus qu'elle n'aurait su la trouver dans sa propre maison. parcours scolaire ≈ exemplaire, Oriane a su honorer les Serdaigle dignement suivant un parcours scolaire sans encombre. Elle su d'ailleurs obtenir la totalité de ses BUSES et ASPICS. baguette magique ≈ sa baguette est taillée dans du bois de laurier, symbole de lâcheté, une lâcheté dont la gamine ne cesse de faire preuve en ce moment. Elle possède en son coeur une larme de phoenix et mesure vingt-quatre virgule trois centimètres. Elle est prédisposée aux sortilèges informulés. sortilège du patronus ≈ la gamine a mit beaucoup de temps à matérialiser un patronus, lorsqu'elle réussit, il prit la forme d'une hyène, lâche et malicieuse. épouvantard ≈ elle ne l'a pas souvent confronté mais elle se souvient de ces rares fois. Tétanisée, les yeux grands ouverts, elle fit face à un noir profond, immense, infini. Un rien sans fin, une solitude étouffante, une détresse imminente. effluves d'amortentia ≈ lorsque les fumées viennent chatouiller ses narines, Oriane sent une délicate odeur de thé vert, une délicate odeur de lys s'y ajoute tandis que l'odeur de la mer semble s'échapper. localisation ≈ inconnue, la gamine vagabonde sans but. Elle cherche à vivre. don magique ≈ aucun. signe physique distinctif ≈ si ce n'est qu'elle ressemble comme de goutte d'eau à sa jumelle, elle possède une tâche de naissance dans le bas du dos qui la distingue de cette dernière. casier judiciaire ≈ vierge, si ce n'est cet incident quand elle avait dix ans qui a laissé des marques éternelles sur sa jumelle.

Citation :
— LORD VOLDEMORT A RÉUSSI À S'EMPARER DU POUVOIR, IL A RÉUSSI À METTRE SOUS L'IMPERO LE MINISTRE DE LA MAGIE ET À FAIRE DE L'ORDRE DU PHOENIX, DES ENNEMIS PUBLICS. QUE PENSEZ-VOUS DE SON ASCENSION, DE SA PRISE DE POUVOIR ET DU CHANGEMENT QUI S'AMORCE DANS LA COMMUNAUTÉ MAGIQUE ? Tout cela fut ce qui causa à Oriane sa fuite, ce qui la poussa à se détacher de sa famille et de prendre son envol. Elle dira que c'est ce qui causa sa perte mais également son salut, son affirmation. Ce sont ces évènements qui firent d'Oriane ce qu'elle est désormais, une fugitive certes, mais une fugitive émancipée.
— HARRY POTTER EST LE SYMBOLE DE L'ESPOIR, LE DERNIER REMPART FACE AUX MANGEMORTS, MAIS IL SE CACHE ET RESTE INTROUVABLE. QUE PENSEZ-VOUS DE LUI ET DE TOUS CEUX QUI LE DÉFENDENT ET MEURENT POUR LUI ? Oriane reste perplexe, elle aime l'idée de se raccrocher à un espoir, aussi jeune et inexpérimenté soit-il mais elle hésite, elle se pose des questions sur cet espoir. Elle ne le connait pas vraiment, ne l'a jamais rencontré et n'a finalement qu'entendu des histoires sur ses actions et sa personne. La gamine ne doute pas du destin du jeune homme mais se dit qu'il faudrait peut-être arrêter de se reposer sur un espoir et finalement commencer à agir par soi-même.
— PLONGÉ DANS LE CHAOS, LE MONDE CHANGE ET LE SANG PREND UNE IMPORTANCE MAJEURE ! QUE PENSEZ-VOUS DE LA VALEUR DU SANG ? QUEL EST VOTRE RESSENTI VIS À VIS DES NÉS-MOLDUS OU ENCORE DES CRACMOLS ? Oriane, au contraire de ses pairs, ne s'intéresse pas au sang et au statut que ce dernier représente. Pour elle, il ne s'agit juste que d'un liquide rouge et métallique qui coule dans ses veines et qui lui est indispensable. Ce n'est rien, pour elle, le sang ne définit pas la valeur d'un sorcier et encore moins sa puissance.

Citation :
BURNING ABYSS — une erreur commise par une gamine de dix ans. Un dérapage incontrôlé, incontrôlable. Une victime, son miroir, son propre sang, sa jumelle. La gamine n'a perdu le contrôle que quelques fois tout au long de ses vingt-sept années, et la première fut quand elle avait dix ans. Cedrella, son double, su la pousser un peu trop loin. Des flammes jaillirent de la gamine tandis que tout ce qu'elle voulait, c'était être seule. Des brûlure, des cicatrices immortelles sur une peau de satin et des remords qui jamais ne la quittèrent. SHELTER OF HOPE — Oriane ne su jamais trouver sa place dans ce qu'elle su appeler maison. Enfant illégitime, gamine étrange le seul endroit où elle réussit à trouver sa place fut à Serdaigle. D'abord une honte que de se retrouver dans la maison des bleus et argents lorsqu'elle aurait du rejoindre les serpents, ce fut là-bas que la gamine se découvrit. Là-bas qu'elle su accepter la personne qu'elle était et non qu'elle devait être. Un accomplissement personnel, le premier de sa vie. MAGICAL CHARMS — extrêmement douée en potion, la gamine su faire de sa passion son métier. Elle fit d'ailleurs partie du club de slug alors qu'elle était encore à Poudlard. Bien qu'elle ne puisse plus pratiquer sa passion comme auparavant étant donné qu'elle est désormais en fuite, ses larges connaissances lui permettent d'utiliser des potions comme des moyens défensifs et offensifs. DANGEROUS RUNAWAY — depuis le retour de Voldemort, Oriane a fuit. Elle est partie de chez elle et a quitté tout ce qui lui était familier. Désormais, elle court, se cache et tente de vivre au jour le jour. Elle sait que sa famille la cherche et elle sait également qu'il est difficile d'échapper aux Ravenscal mais elle veut vivre et pense de plus en plus à prendre sa revanche. Elle considère à passer au dessus de sa lâcheté et enfin agir pour changer les choses. NECESSARY EVIL — la gamine entretient une relation particulière avec sa famille. Ils sont trois, des triplés, liés par le sang. Elle est l'enfant indésirable, celle qui ne fut pas planifiée. Ainsi, elle s'est toujours sentie rejetée, différente, en trop. C'est avec Cedrella, sa jumelle, que les choses sont le plus compliquées. Une erreur du passé, deux gamines juvéniles, il ne fallut qu'un écart de comportement pour que tout s'effondre et que la gamine perdre le contrôle. Un revanche que Cedrella semble vouloir poursuivre coute que coute, des remords qu'Oriane ne cesse de ressentir. C'est avec Maven qu'elle partage le lien le plus fort, une relation plus tendre et moins accès sur la colère et une vengeance consumante. Avec Feyne, sa mère, c'est encore plus compliqué, perplexe. Oriane ne su jamais si sa mère ressentit une once d'amour maternelle pour sa personne, enfant indésirable, elle était l'erreur. Elle l'est encore.
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Oriane Ravenscal

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MessageSujet: Re: oriane ravenscal, the misfit.   Dim 30 Avr - 19:33

Citation :
I - HOME
( october --- 1980 )

La noirceur de la nuit envahissait le paysage tout entier. Une légère brise fraîche se risquait à frôler le visage de porcelaine d'Oriane qui, de ses yeux marrons, s'abandonnait à la contemplation des étoiles qui s'offraient à elle. Ses longs cheveux bruns lui chatouillaient doucement les omoplates, frissons mélangés à ce sentiment familier et à l'air se faufilant à travers ses vêtements légers. Elle vint emplir sa poitrine d'air frais pour le relâcher quelques secondes plus tard, chatouillant ses lèvres de son souffle chaud. Ses doigts vinrent caresser le carnet qu'elle tenait entre ses mains, sensation familière qui ne lui plaisait que trop bien. Jamais la gamine ne s'était sentie à l'aise dans cette famille qui ne lui correspondait pas, famille qui lui semblait parfois même étrangère. Vilain petit canard qui ne supportait pas les idéaux familiaux, elle se contentait de se renfermer dans son monde et contempler sa propre vision des choses. Alors elle s'était évadée de sa tour d'ivoire, elle avait voulu ne pas suivre les règles pour une fois, s'émanciper le temps de quelques minutes, quelques heures, peu importe la durée, elle voulait juste s'émanciper de tout cela. Ne plus avoir à prétendre, à se cacher derrière une image qui n'est pas sienne. Elle voulait profiter de la solitude qui l'entourait pour enfin être elle-même. Le silence sonnait comme une douce mélodie à ses oreilles, agréable, stable, redondante Elle ferma les yeux le temps de quelques secondes, les cils chatouillant ses paumettes, un sourire vint élargir ses lèvres. Le premier depuis longtemps.
Il était sincère.
Il était vrai.
Ça n'avait jamais été comme tel depuis longtemps.
« Tu n'as pas le droit d'être ici Oriane. » le silence se brise. Comme un coup de poignard dans sa frêle poitrine. Cette voix elle ne la connait trop bien, elle partage presque la même. Presque. C'est l'une des seules choses que les gamines n'ont pas en commun. La voix d'Oriane est plus douce, innocente, moins exigeante que celle de sa soeur jumelle qui trahit ses pensées. La gamine ne bougea pas, elle sentait que sa soeur veut lui lancer des piques, c'était ce qu'elle savait faire de mieux après tout. Si il y a bien une autre chose que les gamines ne partage pas, ce sont leurs pensées, leurs idées. L'une penche vers la droite, et l'autre vers la gauche. Le chaud et le froid, le nord et le sud, la lune et le soleil. Elles sont comme des aimants, elle se repoussent alors qu'elles sont complètement similaires, destinées à être séparées. « Encore tes licornes. Tu es vraiment un bébé Oriane. » les mots lui percèrent la poitrine mais pas une fois elle ne faillit. Son dos était droit et ses épaules aussi. Elle leva un sourcil à la remarque de sa soeur, elle ne veut pas lui montrer que ça la touche ce qu'elle dit, parce qu'elle ne sait pas si ça la touche vraiment au fond, ce ne sont que des gamines qui se chamaillent constamment. Ce ne sont que des enfants. « On t'a coupé ta langue ? » elle soupira la gamine et continua à tourner les pages de son précieux carnet qu'elle tenait fermement entre ses doigts. Elle voulait se taire, elle ne voulait pas entrer dans le jeu vicieux de sa soeur jumelle et pourtant elle ne pu s'en empêcher. Elle voulait lui montrer que elle aussi savait jouer, elle aussi savait répondre, elle aussi savait faire du mal si besoin. Elle en était pas fière, mais elle s'en fichait. « Laisse moi tranquille Ella, tu n'es vraiment pas drôle. » mots digne d'une gamine, elle se forçait à ne pas se laisser aller sous le poids de la colère qui la consumait petit à petit. Elle se retourna et vint plonger ses pupilles marrons dans celles semblables de Cedrella. Ses iris vinrent également se poser sur la silhouette de leur frère, Maven, l'âme qui complétait le trio. Elle voulu feindre un sourire sur ses lèvres abîmées mais elle ne le pu. Elle reposa son regard sur le visage de Cedrella, un sourire haineux comblant ses lèvres. « Tu ne peux pas me laisser tranquille pour une fois et grandir un peu? » c'était tout ce qu'elle voulait la gamine, qu'on lui fiche la paix et qu'elle puisse se reposer, un petit peu, rien qu'un petit peu. Elle lui avait presque jeté son carnet dessus en prononçant ses mots. Seul acte de colère dont elle avait été capable. Cedrella avait le don de la pousser à bout, petit à petit, et il devait bien y avoir un moment où elle ne pourrait plus le supporter. Ou elle finirait pas craquer et faire quelque chose qu'elle regrettera toute sa vie. Cedrella s'était rapidement approchée de sa soeur, un air dangereux avait déformé ses traits, comme si elle avait voulu l'intimider. « C'est toi qui fait quelque chose d'interdit, je veux simplement ramener l'ordre. » la gamine du se forcer à retenir un éclat de rire, ses yeux roulèrent et elle vint serrer son carnet contre sa poitrine. C'était son bien le plus précieux, celui qui lui appartenait vraiment, ce qui traduisait vraiment sa personnalité. Il allait plus loin que les superficialités qu'elle se forçait à porter, c'était son âme écrit sur papier. Et ce carnet était fragile, ce n'était que du simple papier après tout, mais il représentait son âme, fragile, si fragile qu'un simple geste de travers pouvait être suffisant pour le briser. « Et alors? Tu n'es pas mieux, je t'ai encore vu voler Cedrella. » un sourire ornait ses lèvres, le même qui ornait celles de Cedrella quelques minutes auparavant. Oriane se sentait bien, mieux, elle prenait le dessus et aimait cette sensation de pouvoir. « Si tu ne me laisses pas tranquille je vais le dire à maman. » Maman, Feyne, la chef de meute. La seule qui détenait un pouvoir quelconque sur la personne de Cedrella, sur Maven, sur elle-même. Oriane la craignait, ce n'était pas nouveau, mais elle savait que Cedrella ne voulait pas perdre ses faveurs. C'était le meilleure moyen de pression qu'elle pouvait détenir. Mais son miroir avait sentit la menace, si bien qu'elle s'était avancée vers Oriane, encore une fois. Elle lui avait arraché son carnet des mains, la violence avait dicté son acte si bien qu'Oriane ne l'avait pas vu venir. « Je t'interdis de faire ça. Tu fais le mur pour dessinner ça en plus? Tu n'as vraiment aucun talent. » c'en était trop. C'en était assez. Cedrella avait envahit la seule partie qui lui était encore personnelle, elle tenait son âme entre ses mains mauvaises et son visage était déformé par la méchanceté dont elle faisait preuve. Alors qu'elle s'appâtait à arracher une des pages gribouillée, c'était à son tour guidée par la rage qu'Oriane se leva. Elle voulu tendre le bras pour récupérer son bien lorsqu'elle ne contrôla pas ce qui s'échappa de ses doigts. Des flammes s'échappèrent de sa main et vinrent s'écraser sur le corps de sa jumelle qui cria de douleur. Cedrella s'écrasa au sol, torturé par la douleur qui s'était éprise de son coeur. Elle recula, apeurée par ce qui venait de s'offrir à elle. Elle manqua de s'emmêler les pieds et vint regarder ses mains qui lui semblaient différentes, changés, grandies.
C'était fini.
Elle avait franchit la ligne qui la séparait de sa soeur.
Désormais elles étaient les mêmes.
Éternelle hantise d'Oriane.
Elle guettait Cedrella de l'autre côté de la pièce, son visage était ternit, plus que d'habitude. Ses yeux aspiraient à la colère et ses doigts semblaient constamment crispés. Oriane n'avait su se résoudre à lui faire des excuses, elle s'en voulait terriblement de lui avoir infligé ceci, elle n'avait pas su se contrôler et avait laissé sa rage la succomber, fatale erreur. Jamais elle n'avait voulu lui faire du mal, les deux gamines s'étaient toujours opposées mais n'était-ce pas ce qu'elles étaient censées faire? En tant que soeurs? Se détester jusqu'à s'aimer. Mais jamais elles n'avaient su aller plus loin, un amour fraternel dont elles étaient toutes les deux dépourvues, pour l'une et l'autre en tout cas. Oriane tripotait ses doigts inlassablement, rongée par la culpabilité. Elle avait finit par se mettre sur ses deux jambes avant d'avancer vers Cedrella qui lui tournait le dos. Un profond soupire vint emplir ses poumons tandis qu'elle était arrivée derrière sa jumelle plus rapidement que prévu. « Cedrella je suis vraiment désolée. Je ne voulais pas te faire du mal mais tu ne voulais me rendre mon carnet alors-  elle hésita le temps de quelques secondes, vint mordre la peau de ses lèvres jusqu'au sang je t'en supplie pardonne-moi. » elle avait dit ces dernières paroles en posant la main sur l'épaule de Cedrella. Elle avait rendu son contact doux, léger, presque inexistant. Lorsque sa main entra en contact avec la chemise de sa soeur, cette dernière se retourna brusquement. Oriane ne s'y attendait pas et recula de quelques pas suite au mouvement soudain de Cedrella, la fureur habitant chaque parcelle de son visage. « Ne me touche pas. Tu as compris? » avait-elle dit entre ses dents. Jamais Oriane n'avait vu un regard si noir, si déformé par la colère. Elle l'avait fixé le temps que Cedrella se remette sur sa chaise, dans sa position initiale. Oriane recula de quelques pas et baissa la tête. Elle se dirigea vers Maven de l'autre côté de la pièce, plongé dans un bouquin sur la magie, elle n'aurait su en dire la spécificité. Lorsqu'elle passa à côté de lui, leurs épaules se frôlèrent et il l'arrêta d'une poigne douce mais ferme en même temps. « Donne lui du temps, elle finira par te pardonner, un jour. » lui-même n'avait pas su se convaincre avec ses paroles. Nouveau soupir s'extirpant des lèvres de la gamine, elle baissa la tête, dépitée face à l'évidence qui s'offrait à elle. « Tu connais Ced, jamais elle n'oubliera. » et ce fut vrai.

II - THE CHOICE
( september --- 1981 )

Un sourire radieux, énorme, sincère était inscrit sur les lèvres d'Oriane. Ses yeux pétillants trahissaient son impatience et elle ne pouvait empêcher ses doigts de tapoter sur sa nouvelle robe de sorcier. Ses pupilles scrutaient tout ce qui l'entourait, elle ne pouvait détacher ses iris des murs, des personnes qui remplissaient l'immense salle, des différentes maisons que représentaient les élèves. Jaune, Rouge, Bleu, Vert. Telles étaient les couleurs qui allaient dicter sa vie désormais, mais une seule couleur lui correspondrait. Une seule parmi ses quatre et Oriane avait peur, elle avait peur de se retrouver dans la même maison dans laquelle tous les membres de la famille Ravenscal s'étaient retrouvés: Serpentard. Parce que même si cela ferait la fierté de sa mère, ce n'était pas ce qu'elle voulait, ce n'était pas qui elle était et la gamine était partagé entre deux sentiments bien distincts: la peur de se retrouver dans une maison qui ne lui correspondrait pas ou bien la peur de décevoir sa mère, son frère, sa soeur, tout le monde, une nouvelle fois. La cérémonie avait commencé, la gamine observait les élèves montaient sur l'estrade et tous repartir avec un immense sourire accroché aux lèvres. Le choixpeau prenait en compte les envies des élèves mais il était bien là le problème, Oriane ne savait pas, elle hésitait constamment. Ils étaient dans les derniers, R, Ravenscal, héritage maudit. Cedrella Ravenscal qu'ils avaient appelé sur l'estrade. Elle monta, la tête de haute, un sourire fière sur le visage de son double. Elle fixa les maisons, unes à unes, et posa son regard sur celle vert et argent, il ne fallait pas être devin pour voir qu'elle finirait là-bas.
Évidence indéniable.
« Serpentard! » s'était exprimé le Choixpeau à la seconde même où il avait été posé sur sa tête couronnée. Elle fut acclamée par la table des verts, il était évident qu'une Ravenscal finirait chez les serpents, tout le monde le savait. Puis vint le tour de Maven. Maven Ravenscal, même dégaine fière accroché aux épaules. Il jeta un coup d'oeil à Oriane suivit d'un sourire dévoilant ses dents blanches, sourire que la gamine essaya de lui rendre avec un peu moins d'entrain. L'on vint déposer le Choixpeau sur sa tête « Serpentard! » nouvelle acclamation des vipères. Sourire d'autant plus fier sur le visage de son jumeau. Oriane Ravenscal. Son coeur se figea, ses entrailles commençaient à se tordre dans son estomac. Elle eut du mal à déglutir si bien qu'elle mit quelques temps à réussir à bouger. Elle s'avança vers l'estrade, les mains moites, le regard apeuré par les options qui s'offraient à elle. Lorsqu'elle vint s'asseoir et qu'elle croisa le regard de sa jumelle, un coup de poignard vint s'enfoncer dans son coeur fragile, déjà déchiré. « Hm, je vois une hésitation importante. Une peur de décevoir et pourtant tant de potentiel. » Oriane s'impatientait, elle n'aimait pas rester dans l'attente interminable pendant qu'on la dévisageait, qu'on la jugeait plus ou moins discrètement parce qu'elle n'était pas digne de son nom. Il y eut une hésitation de deux bonnes minutes, silence complet, interminable, l'on cru qu'une heure était passée. Oriane avait retenu sa respiration tant elle appréhendait ce qu'on s'apprêtait à lui dire. « Serdaigle! » elle cru que son coeur s'était stoppé le temps d'une seconde. Les exclamations se firent attendre, une Ravenscal chez les Serdaigle, nouvelle polémique. La table des bleus et argents se leva et ils applaudirent tous, un sourire illuminant leurs visages. Oriane ne manqua pas de sourire à son tour, jamais elle ne s'était sentie à sa place aussi rapidement. C'était presque inespéré. Elle se risqua à croiser le regard de ses jumeaux, dévisagés, incrédules. Cedrella affichait un sourire fier sur ses lèvres pulpeuses, Oriane décevait, encore. Cedrella en ressortait victorieuse, encore.

III - WANDERING
( june --- 1997 )

Ses doigts tremblants touchaient le papier rugueux, le papier jauni, le papier sur lequel elle avait gribouillé quelques mots de son écriture élégante. Elle fixait les lettres tracées à l'encre noire, elles se suivaient toutes, elles étaient infinies. Ses iris marrons vinrent ensuite s'attarder sur la valise posée sur son lit, froissant ses draps de satin. Quelques vêtements y étaient vulgairement entassés, froissés eux aussi. On y voyait principalement des pantalons et des chemises, toutes ses belles robes resteraient dans son placard à prendre la poussière. Une luxure qui ne lui manquerait point, rien ne lui manquerait. L'on voyait également quelques livres qui dépassaient. Elle prit une profonde respiration tandis que son coeur se mit à battre fortement contre sa poitrine. C'était le moment, elle ne pouvait plus reculer. Sa décision avait été prise. L'image nette et précise de sa mère se matérialisa dans son esprit. Elle la vit avec ses traits tirés, son regard sévère et ses points serrés. Une image qu'elle ne connaissait que trop bien puisqu'il s'agissait du regard que sa mère lui donnait constamment. Comme si elle portait la déception sur son visage fin et élégant. Puis elle vit sa propre image mais différente. Son miroir déformé, Cedrella. La rage trahissant ses traits communs, des flemmes infinies flambant dans ses pupilles rondes. Une peur ridicule s'éprenait de la gamine dès que le visage de sa jumelle venait hanter son esprit. Une peur qui fut créée le jour même où elle osa défier sa soeur, le jour où elle décida finalement de ne pas se laisser faire. Le jour qui changea sa vie. Puis, enfin, venu Maven. Son frère, le seul qui su vraiment être là pour elle, à ne pas lui tourner le dos après ce qu'elle fut contrainte de faire. Il la comprenait, ou du moins il essayait. Il était le seul à vraiment essayer. Un perle vint s'écouler sur sa joue jusqu'à entrer en contact avec ses lippes rosées. Un coup vulgaire sur sa joue désormais rougie, elle soupira une nouvelle fois. Je vous ai aimé, adieu. C'était tout ce qu'elle avait trouvé à dire, c'était la vérité. Une simple vérité de cinq mots seulement. Elle fit entrer son elfe de maison, Bold, dans sa chambre tandis qu'elle déposa délicatement le bout de parchemin sur le bureau de bois. « Bold, écoute moi. » dit-elle tout en s'approchant de lui, sa valise à la main, sa baguette dans l'autre. « Je vais partir, m'en aller, maintenant et pour toujours. » elle eut du mal à continuer « Je veux que tu ne dises rien, pour l'instant. Laisse moi le temps de fuir. » avait-elle dit d'une voix qui se faisait de plus en plus faible. « Mais tu pourras prévenir quelqu'un  Maven, pensa-t-elle comme si il pouvait entendre ses pensées au matin, pour les prévenir que je suis partie et que je ne reviendrai pas. Jamais. » l'elfe de maison acquiesça comme si il comprenait la situation, comme si il approuvait les actions de sa maitresse. « Adieu madame Oriane. » dit-il tandis que la gamine s'apprêtait à franchir le pas de la porte de sa chambre. Elle y jeta un dernier coup d'oeil, comme pour imprimer l'image de cette pièce qu'elle ne reverra plus à jamais dans sa rétine. Puis elle partit, le bruit de ses pas s'écrasant contre les murs, la beauté de la liberté la charmant jusque dans ses bras.
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oriane ravenscal, the misfit.

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