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 Alea - Brouillon

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Aglaé Greengrass

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Messages : 41
Date d'inscription : 02/11/2016
Univers : Tpota, le plat grec
Pseudo : VOYOU. alias Elodie, ou tout simplement Elo, parce qu'on est entre copine après tout.

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MessageSujet: Alea - Brouillon   Ven 9 Juin - 20:25


Tu t'es isolée des autres. A l'abri des regards, t'essayes de te faire oublier, de faire oublier qu'aujourd'hui encore, personne n'est venu pour toi. Ta mère appartient au passé. Elle n'est qu'un fantôme dont tu ne te souviens pas. Ton amour pour elle est artificielle, tu ne te souviens même pas ce que c'est, d'avoir une mère. Et le responsable n'est d'autre que ton géniteur. Maître médiocre. Petit homme sans prestige ni valeur. Il l'a salie, souillée, il l'a utilisée, vulgairement, comme si elle n'était rien de plus qu'un objet. Il l'a usée jusqu'à ce qu'elle en crève. Tu lui en veux à cette ordure. Tu t'es toujours promis qu'un jour, tu en finirais avec lui, tu lui ferais ravalé ce maudit sourire qui pend à ses lèvres. Un Géniteur, pas un père, parce que tu n'as pas eu de père. inconnu au bataillon, il n'est qu'un nom qu'il n'a même pas daigné te léguer. Dégueulasse jusqu'au bout. Il a attisé ta haine, l'a nourrie par son absence. Et tu lui en veux... Pas seulement de ne pas avoir voulu être ton père, mais de t'avoir dérobé ta mère, t'abandonnant aux mains de vulgaire humain, dépourvu de pouvoir , incapable de comprendre ce que cela fait d'être une mêlée.De là où tu te trouves, tu les vois, tout ces enfants qui retrouvent leur parent. Tu les détestes pour ce qu'ils ont et surtout... Pour ce que tu as toi. Tu te sens honteuse de cette situation dont tu n'as jamais voulue. Tu n'en rien, tu n'es la fille de personne. Tu as l'impression de devoir prendre une revanche sur la vie, d'avoir quelques choses à prouver à tout ces regards qui te froissent. T'es plus que ce qu'ils voient, plus que ce qu'ils croient. Tu veux montrer ce que tu vaux, montrer que peu importe d'où tu viens, tu les écraseras tous.

****

Tu te relèves avec une lenteur exagérée. Tu leur laisses croire que tu es plus affaiblies que tu ne l'es en réalité. La même erreur se répète encore et encore à ton égard. Tes adversaires se fient à la couleur de ton bracelet, à la silhouette frêle, la taille de guêpe et la taille. Ils te rangent dans la case des petites choses fragiles, parce qu'ils sont incapable de voir ce que tu vaux réellement, parce qu'ils ne savent pas de quoi tu es faite. Une inspiration profonde, tu préfères perdre une fraction de seconde à analyser la situation que de te lancer tête baisser et prendre le risque de faire des erreurs. C'est la que le sourire se glisse sur tes lèvres et embrase ton regard. Tes déplacements sont fluides et rapide. La grâce féline dans chacun de tes mouvements, ton corps se mouve avec une souplesse qui s'apparente à de la danse. Tu esquives les premières attaques avec une facilité concertante. Tu as le dessus. Tu arrives à anticiper, ton regard s’agrippe au moindre détail pour trouver les failles qui pourrait entraver ta performance. Des éclairs zèbrent le combat, sans pour autant te mettre en péril. Tu les gardes à distance, usant de toute tes connaissances pour ne pas leur permettre de d'atteindre. Ton regard est attiré par un garçon à l'autre bout du terrain. Calme, silencieux et posé, son regard dévore les lieux. Il ne bouge pas, il observe. Et pourtant dans son inaction, son bracelet orangé attise ta méfiance, tu n'arrives pas réellement à te détacher de lui. Une autre déception : ne pas être gorgée de l'un de ses pouvoirs redoutables, être une simple sang mêlée au bracelet bleue. Un nouveau coup du destin que tu es bien décidée à déjouée. Tu t'es donnée les moyens de les battre tous, les uns après les autres, tout ceux qui se prétendaient plus fort que toi. Et pourtant, le jeune homme effacée est entrée dans la danse. Il s'est planté dans tes pensées et t'oblige à plier l'échine, à s'incliner. malgré la lutte, tu te retrouves à ses pieds, les poings crispés et la mâchoire serrée. Tu as perdu, pour cette fois.

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Le jour tant attendu est arrivé. L'accomplissement d'une vie. Tu t'es hissée au sommet, tu t'es donnée toutes les chances de briller pour obtenir une place au côté des plus grands. Toi, la fille de personne, toi, élevée par des vulgaires humains, toi, la simple mêlée au bracelet bleue. Le brun passe devant toi, il te décroche un sourire entendu. Son assignation avant la tienne. Il te domine encore, même ici, dans cette salle, alors que tu es sur le point d'obtenir tout ce que tu as toujours désiré, alors que tu as prouvé à tout le monde qu'une fille comme toi avait sa place parmi les meilleur. T'abandonnes pas pour autant. La défiance danse dans tes prunelles. Cette victoire n'est que provisoire. Un jour, tu l'aura, un jour, tu le surpassera. Tu ne le quittes pas du regard jusqu'à ta propre désignation. Tu te plies aux coutumes, sage et docile, en contradiction avec la flamme de satisfaction et de suffisante qui virevolte dans tes yeux. Un sourire à peine prononcé. Là, maintenant, tu l'emportes sur le monde. Jusqu'à ce que ton regard rencontre celui de ton nouveau maître. Tu le lis dans ses yeux, que t'es pas ce qu'il attendait, que ce n'est pas ce qu'il espérait. Tu as habitude de susciter ce genre de réaction, d'être sous estimée de la sorte. Il a la certitude que le monde est à ses pieds... Et toi tu es aux siens. Tu n'es pas certaine de l'apprécier, mais il devient le centre de ton existence, il donne un sens à ces années de travail acharnée. Tu es née pour le servir et le protéger, pour le porter et le préserver. Une fidélité et une loyauté sans faille se tisse, alors que tu ne le connais pas. Votre destin est scellé, par vos mains, puis par vos bras. Liée jusqu'à la mort.

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2 jours l'un avec l'autre

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Tu lui saisis le poignet. Une assurance teintée de douceur alors que tu l'oblige à te faire face. Tes orbes se plantent dans les siennes. Foutu inconscient. Le sang qui sillonne ses veines et d'un argent délicieux, alors qu'il devrait être d'un bleu royale. Il est née pour portée une couronne. Il est ton souverain... Avec les caprices qui vont avec le titre. Ton précieux maître a le monde a ses pieds, il se persuade que le monde est à ses pieds, que la vie elle-même courbe l'échine sous son passage. Inconscient, insouciant, il marche dans le palais comme si rien ne pouvait lui arriver. Etoile incandescente et lumineuse. Tu t'es attachée à ce maître. Il t'a été imposé, mais tu commence à t'adopté, à voir miroité les même désirs d'avenir que celui que tu te dois de protéger. vous serez ensemble à jamais. Pour le meilleur et pour le pire. T'es pas tout seul. Juste au cas où tu te le demanderais, je n'ai aucune envie de mourir prématurément. Tu plantes ton regard dans le sien, un acier dur, tenté d'une tendresse particulière. Tu as appris à l'aimer au delà de tout ce que tu croyais possible. Un amour d'une pureté qui désarçonne, nullement gâché par les affres du désir et de la possession. Tu relâches l'étreinte de tes doigts avec lenteur, caressant légèrement sa peau. Et quand bien même, je refuse qu'il t'arrive quelques choses. C'est peut-être la première fois que tu manifeste verbalement un quelconque attachement à sa personne. Un soupir. Tu détournes le regard de lui, secouant le menton à la négative.  

****

L'adrénaline s'infiltre dans tes veines, empoisonne ton sang qui n'a fait qu'un tour. Tu t'es glissé entre Adonis et le danger, sans prendre le temps de réfléchir. Tes orbes assassines viennent s'ancrer sur le responsable... ou plutôt l’irresponsable qui a mis en péril la vie précieuse que tu t'évertues de sauvegarder. Tu ne lui laisses pas l'occasion de faire le moindre mouvement que tu viens saisir son bras, usant d'une force nourrie par l'adrénaline pour prendre le dessus. Tu le fais basculer contre le sol, passant par dessus lui, ton avant bras venant se caler contre sa gorge pour l'empêcher de faire le moindre mouvement. Tu es rapide et aérienne, trop imprévisible pour qu'il ait pu s'attendre à une telle réaction de ta part. Ton regard planté dans le sien, tu ne t'attendais pas à cette proximité t'électrise le corps, comme si une décharge glissait sous ta peau brûlante, nourrissant ton corps tout entier d'une sensation nouvelle. Ne le touche plus jamais. Un ordre à peine soufflé. Tu as étrangement le souffle court. Tu n'arrives pas à te dégager de ce maître de l'eau qui n'hésite pas à user de son pouvoir pour te repousser. Poussée au sol, mais toujours sur tes pieds, tu le scrutes, le toises, l'analyse. Un maître de l'air qui ne bénéficie pas de la protection d'un mêlé, de quelqu'un comme toi. Tu fronces les sourcils alors que tu te redresses avec lenteur, ménageant tout mouvement, refusant de te laisser à nouveau surprendre, de le laisser prendre le dessus. Il est censé être tout ce que tu détestes... Et plus encore. Et pourtant.

****

Culpabilité
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Alea - Brouillon

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