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 tpota // i'll give you my skin, but you can't have within (julix)

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Alix Rosier

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MessageSujet: tpota // i'll give you my skin, but you can't have within (julix)   Ven 28 Avr - 20:57


When by the water we drink to the dregs look at the stones on the river bed.I can tell from your eyes you've never been by the riverside.


Les couloirs du manoir étaient vides, pourtant, pourtant une ombre suivait ses pas. Elle sentait la présence, la silhouette épier le moindre de ses pas. Alix se retourna discrètement et entra dans sa chambre. Le cœur battant, la main posée sur son visage elle réfléchit le temps de quelques secondes, le temps de mettre les pièces de puzzle dans une logique qui lui appartenait. Ce n'était pas la première fois qu'elle avait ressenti cette impression d'être surveillée, d'avoir l'impression que quelqu'un cherchait à l'espionner au sein même de sa propre maison. La brune secoua la tête, peut-être était-ce sa paranoïa, peut-être pensait-elle que Malicia avait déjà vendu son secret, peut-être qu'elle savait trop de choses à présent, et la Rosier, la princesse déchue finirait par tomber. Tomber parce que c'était sa destiné, ce à quoi on la forçait, elle, simple femme, simple pion, simple alliance, intérêt pour ses parents, malheur pour ses propres ambitions. Parce que Alix voulait briller, elle voulait briller et ça depuis bien des années, elle voulait avoir ce nom, elle voulait pouvoir le porter avec fierté sans qu'on donne sa main, sa vie à un inconnu plus très inconnu. Elle arqua un sourcil et s'assit dans son lit, la pénombre éclairant à peine sa silhouette fine. On la sous-estimait tant, elle, cette gamine discrète, cette gamine si froide, en retrait constant alors que la faim du savoir, la faim de l'indépendance éveillait son palpitant glacial. Elle avait si bien appris à masquer ses émotions, à masquer sa peur, son angoisse, sa tristesse et ses sentiments consumés par ses désirs sombres. Elle devait apprendre à être meilleure, elle devait apprendre à se contrôler, parce qu'elle avait perdu le contrôle, Alix Rosier, reine, Alix, elle, avait perdu contrôle. Elle avait giflé, presque pleuré, elle avait laissé ces larmes écarlates roulées le long de ses joues et son cœur, son cœur s'emballait, il s'emballait bien trop. Parce qu'elle voulait être une statut, une silhouette à peine visible, pour frapper si fort plus tard. La brune allait frapper, elle allait frapper si fort que ses parents regretteraient de ne pas l'avoir laissé naître plus tôt ; La grande, l’infatigable épuisée. Elle s'allongea et laissa ses yeux vagabonder contre le plafond et les moulures qui ornaient cette magnifique maison. Elle vagabondait parce qu'elle était fatiguée, fatiguée de devoir mesurer ses pas, ses actions, ses mots. Elle avait été élevé dans cet état d'esprit et elle ne le lâcherait pas, jamais, mais pourquoi, pourquoi était-elle si têtue ? Pourquoi voulait-elle absolument changer un monde inchangeable ? Un monde démodé, un monde qui n'avait jamais réussi à lui donner ce qu'elle désirait. C'était sa destiné, c'était son devoir comme sa mère osait le lui rappeler, pourtant ce n'était rien de tout ça. Ce n'était que des commodités pour que les familles ne perdent par leurs alliés, ne perdent pas leur soit-disant amis. L'hypocrisie étouffante qui émanait de chacun de ces corps, de ces purs impurs. A la morale branlante, au cœur charnu et aux pensées qui n'étaient que ténèbres, elle savait, elle savait pourquoi elle voulait changer, pourquoi elle fusillait chacun et chacune dans ses articles trop affranchis. Mais c'était devenu sa raison de vivre, ce truc qu'elle avait réussi à obtenir, à faire de ses dix doigts, sans un nom, sans une famille, on l'avait prise au talent, on avait accepté sa médisance, sa haine et sa rage. Elle les déversait sur ses parchemins vierges, sa plume ensanglanté par l'encre et par la passion de l'écriture. Une plume peut-être trop rebelle, une plume qui lui vaudrait un nombre conséquent de réprimandes. Mais elle s'en foutait Alix, elle s'en foutait parce qu'elle avait l'impression que c'était la première fois qu'on la laissait vivre, qu'on lui donnait une chance, une vraie, une chose qui était sienne, une chose franche et honnête. Parce que elle voulait son nom. Rosier. Royauté suprême que subissait la belle, elle n'avait pas bronché, jamais devant ses parents, devant ces purs insatiables, elle avait fait bonne figure, sourit au moins offrant, mais écrire sous un autre nom, être quelqu'un de complètement différent la délectait d'un sentiment de libération, un sentiment qu'elle n'avait jamais eu auparavant.

Alors que son esprit vaquait à des pensées bien moins saines, elle s'étonna à revoir le visage souriant de son frère. De son jumeau. Cette moitié qui ne faisait que torturer les mécaniques rouillés de cet esprit devenu sombre. Un palpitant à présent battant et marquant chaque souffle d'un bond dans sa poitrine, elle chercha par tous les moyens à s'accrocher à autre chose. Mais c'était Jules. C'était toujours Jules. Parce que Jules était un âme-soeur, l'âme-soeur qu'elle n'aurait jamais du avoir. Un frère, se partageant la même chair, le même sang, les mêmes parents, un truc si crasseux, un truc pourtant si beau qu'ils avaient partagé au court d'un instant éphémère à présent brisé par l'orgueil, la fierté, l'amour interdit qu'ils se partageaient inlassablement. Mais Alix ne savait pas, elle ne savait pas s'il l'aimait autant qu'elle l'aimait, elle ne savait pas si c'était contre-nature, elle perdait le contrôle, elle perdait les pédales. Elle grogna presque, parce qu'elle était épuisée de ne rien pouvoir contrôler, elle était épuisée par ses sentiments, par ses alliés, par ses ennemis. Par cette solitude qui consumait sa peau, son esprit, son âme, ses actes, mais surtout ces yeux. Ces yeux si beaux, si lumineux, ces yeux qui ne s'éclairaient plus, ces yeux qui restaient braqués. Parce qu'elle savait si bien se braquer, elle savait si bien envoyer valser son monde, dégager les gens qui lui voulaient du bien. Seule. Elle seule contre le monde. Les bras de Morphée l'engloutirent alors que ses yeux se fermèrent instantanément. (…) Le soleil passa à travers les rideaux de sa chambre, alors qu'elle sentit la brise fraîche caresser ses joues encore rouges de sa nuit passée. Se massant la nuque de sa main droite, elle se releva enfin et observa l'état de son visage dans le miroir accroché en face de son lit. Elle avait l'air fatigué, peut-être parce qu'elle l'était. Alors qu'elle se dirigea vers la petite salle de bain qui lui avait été attribué, elle chercha à masquer les cernes, les inquiétudes et les larmes qui avaient coulé. Se trouvant présentable, elle commença à sortir de sa chambre, discrètement, chat noir personne ne regarda la gamine passer le long des couloirs. Elle vit deux silhouettes au loin et reconnut son frère et une domestique. Si les mots qu'elle entendit frappèrent contre sa tempe, elle se décida de faire demi-tour et d'entrer dans sa chambre. Le puzzle. Le puzzle ; La logique. Il la faisait surveiller. Son propre frère ; Sa moitié. Il ne lui faisait donc pas confiance, il avait raison, Alix sourit. Il avait raison de ne pas lui faire confiance. Elle l'aimait, mais dieu qu'elle le détestait. Le sentiment de rage fît surface réveillant la bête grondante dans ses tripes. Alix attrapa un livre dans sa bibliothèque, sortit de sa chambre et prit la peine de s'avancer vers les appartement de son frère, espérant pouvoir le croiser. Alors qu'elle fît mine de lire les pages abîmées de l'ouvrage, elle reconnut le visage de celui qu'elle appelait encore frère. Sans ménagement, les yeux levés, elle s'avança telle une furie vers lui et lança, sans aucun remord, son livre dans sa direction espérant au moins frapper une partie de son corps. Le plus violemment possible. Parce qu'elle était mauvaise Alix, elle savait si bien être mauvaise. « Tu as de la chance que ce ne soit pas ma main qui soit venue s'écraser contre ta joue. » Elle le fusillait du regard, haineuse gamine, haineuse enfant. « Tu me fais surveiller Jules ? Tu pensais que je n'allais pas m'en rendre compte? » Elle s'approcha, en colère, trop en colère. « Je t'interdis formellement de laisser ta souillon s'approcher de moi et épier mes faits et gestes, compris ? » Elle était déçue, et elle avait peur, si peur, trop peur.
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Jules Rosier

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MessageSujet: Re: tpota // i'll give you my skin, but you can't have within (julix)   Ven 28 Avr - 20:59

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Cela faisait quelques jours, voire même quelques semaines, que le prince avait envoyé son corbeau à l’affut de la moindre preuve. Alix le fuyait, et avec elle était partie la confiance inébranlable qu’il plaçait en sa moitié, celle avec qui il aurait tout partagé et même son trône, surtout son trône, si seulement cela le lui était permi. Dans l’attente de réponses de Juri, Jules travaillait à quelques dossiers au ministère. Il avait un bureau individuel, désormais, depuis la tragique mort d’Aymeric. Mort qui, il le savait puisqu’il avait fait partie de l’enquête, n’avait trouvé aucun coupable. On avait conclu a une mort naturelle, comme souvent dans le cas d’une mort par empoisonnement d’un impur. Les gens de son rang social avaient d’autres choses à faire que de se pencher sur ce genre de dossier sans grande importance. Qu’était-ce un impur, dans cette société si vaste ? Un pion, sur l’échiquier géant que les purs, eux, utilisaient en guise de plateau de jeu. Penché sur un dossier, Jules n’arrivait cependant pas à se concentrer. Lui qui avait fait ses armes dans ce bureau avait désormais du mal à ne pas lever les yeux pour les poser sur le coin à présent vide, en face de lui. Autrefois il lui suffisait d’ensorceller la porte pour pouvoir se distraire un peu, en compagnie de cet imbécile de sang mêlé. Il n’était pas si inutile que ça, et faisait des choses avec sa bouche que Jules n’oublierait probablement jamais. Ou du moins pas de sitôt. Après un énième soupire agacé, le brun referma le dossier presque violemment et fit voler une feuille, libre, qui tomba sur le sol. Eduqué comme un prince, un futur roi, Jules n’en était pas moins un homme et il lui arrivait de s’en souvenir. Las, il se leva de sa chaise et alla ramasser la feuille, à laquelle était accrochée la photo de la suspecte de son dossier. Une femme qui avait commis plusieurs vols, essentiellement au nord du pays, non loin de Poudlard. Le sorcier glissa la feuille dans le dossier, avant de glisser le dossier dans son porte documents magique. Il pouvait y glisser plus que des dossiers. Il pouvait à vrai dire y glisser tout ce qu’il voulait, grâce au sortilège d’élargissement indétectable que le fabrikant avant lancé sur la malette en cuire italien de première catégorie. Cuire italien, fabrication française, importée en Angleterre parce que Jules Rosier, neuvième du nom, en avait décidé ainsi. Le luxe suintait de ses pores, c’en était répugnant pour tous ceux qui crevaient de faim dans la rue, ou ceux qui peinaient à joindre les deux bouts et devaient accumuler plusieurs boulots… Ou voler, comme cette femme qu’il s’apprêtait à juger avec ses confrères du magenmagot. Jules n’en avait cure, il ne voyait pas pourquoi il devrait se priver. Ses ancêtres avaient portés des capes d’hermines sur leurs épaules, et une couronne en guise de couvre chef. Lui n’avait ni l’un, ni l’autre, mais le prince se délactait de trouver les habits les plus luxueux, même si ce n’était que pour venir travailler, enfermer sous terre à cause des moldus qui les avait contraints à se cacher. Il enfile sa cape par dessous son costume, elle repose sur ses épaules déjà bien trop chargées d’obligations et de pression sociale, et il s’échappe du ministère bien plus tôt plus tôt que la fin de son temps de travail décrit dans le contrat qu’il avait signé, lors de sa récente promotion au poste de juré. On lui enverrait un patronus si il devait revenir en urgence. A peine arrivé dans l’atrium, Jules transplane devant les portes de l’imposant domaine qui appartient à sa famille. La journée a commencé il y a déjà quelques heures, Jules n’en est partit que deux, il n’arrive pas à se concentrer et a besoin de savoir. L’héritier Rosier pénètre dans le domaine, et se rend à l’intérieur du manoir. Là, leur elfe de maison prend sa cape et il montre sans même daigner jeter un regard à cette petite créature, que son frère et sa soeur ainée semble apprécier plus que de raison, pour un serviteur du plus bas niveau qu’est l’elfe.

Jules approche de ses appartements d’un pas assuré. Son dos est droit, son menton est tout aussi droit et son regard est fixé sur un point devant lui : la porte de son bureau personnel, dans une aile de l’incroyable batisse. Mais là, Juri arrive dans son champ de vision. Jules lui fait signe de s’approcher. « Alors ? » Il est impatient, le prince. Il a besoin de savoir ce que sa sœur trâme dans son dos. Elle l’a délaissé, s’est entiché de leur cadet à la place de le voir lui. Elle s’est laissée allée à des idéaux qui ne correspondent pas à ceux du clan, et Jules a bien du mal à le lui pardonner, parce que pour lui ils sont tout ce qu’il a. Au-delà de l’argent, au-delà du statut social et du trône qu’ils ont perdu à la faveur de cette hérésie de gouvernement pseudo-démocratique. Les Rosier sont un sang, un sang pur et royal, un sang qu’il veut unir pour le bien d’une cause qui avait déjà motivé Clément, son ancêtre, à fonder une famille plus large encore : détruire les Greengrass. A tout prix. Juri lui annonça le même genre de nouvelles que les autres jours : rien. Alix ne faisait rien contre lui, elle en était certaine mais Jules n’en était pas aussi certain. Enervé par sa journée déjà morose, Jules balaya les dires de la japonaise d’un geste de la main. « Trouve quelque chose, trouve ce qu’elle fait. » Du coin de l’œil, il aperçoit sa moitié, mais le temps de tourner la tête et elle a déjà filé. Alix est une beauté insaisissable, surtout pour lui. Il s’en veut de l’aimer autant, mais ne sait pas comment aimer si ce n’est comment l’aimer elle. Et à son amour qui n’a jamais faiblit depuis des années, se mêle de plus en plus une amertume grandissante et incontrôlable. Il la veut, mais elle se refuse à lui. Elle ne l’aime pas, il s’en persuadé voilà des années, maintenant. Pire, elle semble le haïr, lui adresse à peine la parole, et quand elle le fait ce ne sont que des mots teintés de poison qui viennent le heurter. Mais il l’aime, et il la laisse parler, parce qu’au moins elle lui parle. Il essaie de se fermer à ce qu’elle dit, de ne voir que sa bouche qui s’anime, son corps s’approcher du sien, mais il déteste son regard. Parce que même si il arrive à se couper de ses mots, son regard les renvoient avec une violence qu’il a du mal à supporter. Juri le quitte, après avoir entendu sa dernière demande et Jules ouvre la porte de son bureau. Il passe dans une autre pièce, proche du bureau, c’est un petit salon qui est proche d’un autre couloir, dont la porte est ouverte aussi. Là, Alix passe à nouveau, elle lit un livre et il ne fait pas plus attention que ça à elle, jusqu’à ce qu’elle lui lance son livre dessus. Il l’atteint à l’épaule, et alors que la douleur du choc irradie son bras, Jules pose un regard noir sur elle. Qu’est-ce qui la mise si en colère qu’elle est prête à lui jeter un livre – un de ses bébés – au visage ? « Tu as de la chance que ce ne soit pas ma main qui soit venue s'écraser contre ta joue. » Ca aurait sans doute était plus douloureux, en effet, et il sera resté avec une marque indélébile pendant plusieurs heures, pour sur. « Tu me fais surveiller Jules ? Tu pensais que je n'allais pas m'en rendre compte? » Le brun fronce les sourcils, presque imperceptiblement tant il change d’expression rapidement. « Je t'interdis formellement de laisser ta souillon s'approcher de moi et épier mes faits et gestes, compris ? » Juri. Elle était d’une discrétion sans failles, mais Alix avait du la sentir la suivre et avait finit par comprendre. Après tout, tous les Rosier savaient que c’était Jules qui avait amené la japonaise à leur service. Le jeune homme se masse l’épaule, pour faire disparaître la douleur plus rapidement, puis il ramasse le livre et le pose sur une table du petit salon. « Ne fait plus jamais ça. » Il est calme, il ne veut jamais la menacer, pas elle, parce qu’il l’aime trop. Et parce qu’il l’aime trop, parce qu’il les aiment trop, il ne pourrait jamais les blesser physiquement. C’est la différence qu’il a avec Alix, il a ce sens du clan, bien ancré, peut être à cause de son éducation, ou peut être depuis qu’il est né. « Tu as quelque chose à cacher, Alix ? » Il ne répondait pas, il savait qu’il ne le devait pas, parce que ça envenimerait les choses. Jules s’approche aussi, il la regarde. Même en colère, il l’aime, même si il en gardera un petit bleu quelques jours, il l’aime. C’est dingue, il est prêt à tout. « D’accord, j’aurais pas du… » Il commence, mais il hésite… Pourquoi s’excuser ? Elle, elle lui planterait un couteau dans le dos à la moindre occasion, il en est certain.

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Alix Rosier

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MessageSujet: Re: tpota // i'll give you my skin, but you can't have within (julix)   Lun 1 Mai - 23:46


When by the water we drink to the dregs look at the stones on the river bed.I can tell from your eyes you've never been by the riverside.

Elle a la rage, la rage extrême. Furieuse contre le monde, contre la vie, contre son frère, elle ne comprend pas même plus pourquoi elle ne l’efface pas de sa vie. Tirer un trait sur cette relation de toute façon déjà brisée, détruite par ses ambitions, son besoin constant d’avoir, d’obtenir. Alix c’est une sale gosse, une ambitieuse mal intentionnée, une hypocrite à la plume acérée. Elle est une escroc qui écrit pour déverser sa rage, pour détruire ceux se trouvant en travers de son chemin. Mais elle n’a jamais été mieux qu’eux, elle n’a jamais été meilleure. Ne faisant aucune différence entre le bien ou le mal, elle sent le sang, la crasse s’accumuler sur ses mains autrefois vierges. Elle vaut pas mieux que ce reste dégoutant, des pourritures en soif de plus. Elle tend vers un pouvoir qu’elle n’aura jamais, cette chose l’humilie, la désabuse, la nargue, cette chose qu’elle traque telle un chasseur. Elle veut, mais n’aura jamais et tel est son destin ; Pourtant, elle n’arrive pas à s’y résoudre, à accepter une défaite cuisante. Alors elle hait Jules, elle le hait parce qu’il a ce qu’elle n’a pas, parce qu’il est le fils né, le premier à avoir crier, parce qu’il est un homme, qu’il a obtenu des privilèges trop facilement. Alix veut se battre, elle l’a toujours voulu, on la croit incapable, on la sous-estime, parce que c’est la soumission qu’elle inspire. Avec son sourire naïf, ses courbettes hypocrites, sa discrétion silencieuse. Elle a si bien entraîné cette facette, elle a si bien préparé ses piques agressives, ses provocations qui dépassent l’entendement. Sa mère l’ignore, la craint peut-être, pour ce qu’elle représente. Elle n’est qu’ignorance aux yeux de son père, une injustice, une énième qui vient s’entasser à ce tas de n’importe quoi déjà trop haut. Alix, elle a faim, elle a faim de plus, et cette haine, cette haine lui reviendra telle une claque, une claque en pleine face ;
Alors elle cherche à se déculpabiliser, à se donner bonne conscience en les dénonçant dans ses écrits, sans se douter une seule seconde qu’elle trahit ses propres habitudes. Des actions menées par le besoin, le besoin de voir, entendre, l’attention qu’on ne lui portera jamais. Elle veut se battre pour ses droits, ses droits de femme, cette monarchie qu’elle hait, mais qu’elle admire pourtant. Rosier, une malédiction qui la bouffe de l’intérieur. Un sourire pourrait se muer sur ses lèvres, si la froideur n’empourprait pas son palpitant.

« Ne fait plus jamais ça. » Un sourire se forme sur ses lèvres, malgré elle, malgré tout, malgré ce qui les lie, malgré ce qu’elle hait chez lui. Alix elle aime le provoquer, probablement, parce qu’il lui répond, parce qu’il l’aime autant qu’elle l’aime. Parce que tout est permis, qu’aucune frontière n’a jamais été décrite. Alix, elle s’en veut, elle s’en veut d’être si terrible, d’être si mauvaise envers lui, lui qui l’aide, lui qui l’aime. Elle pourrait peut-être crever pour lui, mais c’est cette rage qui vient ternir l’esprit noir. Elle n’a jamais eu l’intention d’être faible face à lui, de montrer cette vulnérabilité accumulée. Parce qu’elle a peur qu’il en use, qu’il s’immisce dans sa vie, dans son cœur. Assez, assez sont ces idées qui viennent froncer ses sourcils, ceux qui lui rappellent les choses interdites, les sentiments secrets, mystérieux ; Des non-dits qui se sont entassés pour former un énorme point d’interrogation au-dessus de sa tête. Alix, elle a toujours eu peur, peur qu’on découvre ce qui se trame dans son esprit tordu, qu’on sache ce qu’elle ressent, qu’on comprenne la couleur de ses sentiments. Elle peut se résoudre à mentir, à se nier, mais les faits sont là, ils l’ont toujours été. Elle l’aime et ça pour toujours. « Sinon quoi ? » Sinon quoi ? Alors ? Elle le provoque, elle attend pas même une réponse, rhétorique qui se veut habituelle, Alix, elle se fiche bien de la réponse, car elle est convaincue qu’il ne pourrait jamais lui faire du mal. Elle sait cracher son poison, envoyée ses dagues, ses piques acérées, mais serait-elle capable de nuire à son propre frère ? De le faire souffrir autant qu’il l’a fait souffrir ? Son cœur manque un battement, ses mains se crispent sous les yeux flamboyants de l’autre moitié. « Tu as quelque chose à cacher, Alix ? » Tant de choses, tant qu’elle en tremble intérieurement. S’il savait, s’il pouvait lire dans ses pensées, elle mourrait. Il y verrait peut-être les ambitions pourries qui viennent défaire l’esprit naïf, il verrait peut-être aussi ses émotions, son attirance, son arrogance de croire qu’elle et lui c’était pour toujours et à jamais. Terrible gosse, elle aime mentir, elle sait se mentir, elle sait nier, elle sait faire semblant, mais devant lui, devant lui elle se sent désarmée, presque nue. Oui, ses secrets sont présents, trop forts. On lui couperait probablement la tête si sa lubie de journaliste venait à percer les premiers titres des journaux. « D’accord, j’aurais pas du… » Il avoue, trop honnête, trop innocent peut-être, il n’est pourtant qu’ainsi avec elle. Alix, sent un sourire narquois se muer sur ses lèvres, elle a gagné, échec et mat. Son frère, celui qu’elle aime, qu’elle hait, pour qui elle ne sent que mépris et pourtant adoration la fait surveiller. C’est une blague, une ironie du sort, mais Alix y croit dur comme fer. Il a peut-être peur, peur de ce qu’elle est, de ce qu’elle veut et la gamine ne peut lui en vouloir, au contraire, elle ne peut que comprendre. Elle qui ne sait lui montrer que froideur, ce glacier qu’est son cœur. Il doit croire qu’elle le hait, qu’elle souhaite même peut-être l’assassiner de ses yeux fusilleurs, mais la vérité, enterrée bien au fond de ses songes dépeint le contraire. Alix ne sait tout simplement pas ce qu’elle veut, et comme toujours, comme toujours elle n’arrive pas à lier les bouts. Elle s’avance d’un pas nonchalant avant de se poster droite devant lui. « Ta vie est-elle si ennuyante que tu ne trouves rien d'autre à faire que me faire suivre? » Une pause théâtrale, un goût amer qui s’éprend de sa bouche. « Si j’ai des choses à cacher elles ne te regardent absolument pas, Frère. » Elle le fusille une dernière fois du regard. « Si je t’attrape à tenter de m’espionner une seconde fois, je défigurerai ta boniche, ainsi que toi. Mark my words. » Menace ou non, elle s’amuse de cette situation absurde.

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Jules Rosier

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MessageSujet: Re: tpota // i'll give you my skin, but you can't have within (julix)   Mar 2 Mai - 0:18

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Oh il peut la ressentir, cette rage qui s’empare de cet être en face de lui. Cet être qui lui ressemble tant et bien plus encore, allant au-delà des traits physique. Etrange comment leur frère et leur soeur sont si différents d’eux, alors qu’eux ne jurent que par le pouvoir. A croire qu’avec la naissance tant attendue du fils ainé, est venue son alter-ego bourrée d’ambition démesurée. Car si Jules en veut toujours plus, il ne doute pas une seule seconde que sa chère jumelle en veut plus également, et plus encore que ce que veut Jules. Il sait qu’elle désire une couronne, scintillante et surtout uniquement pour elle. Il la lui donnerait si il le pouvait, du moment qu’elle le regarde enfin. Il lui donnerait tout, si en échange elle pouvait l’aimer à nouveau. La douleur est bien plus profonde que celle provoquée par le livre qu’elle lui a envoyer. Jules ressent la dechirure en lui, son palpitant rémit à la pensée de ce qui les liait. Putain, il est sur d’encore se souvenir de la douceur de ses lèvres contre les siennes quand, petits, il s’embrassaient sans aucune honte. Un instant, trop court, il oublie l’instant présent et se souvient de ces nuits où Alix venait le trouver après un cauchemar. Maintenant le cauchemar de l’un, c’est l’autre. Et hors de question de se serrer tard la nuit l’un contre l’autre pour tout oublier. C’est un combat fait de sang et de trahison qui s’initie entre deux bouts mutilés d’une âme en peine, qui n’a rien trouvé de mieux à faire pour se rapprocher que de se faire mal et de se repousser. C’est au premier qui flanchera, qui donnera à l’autre ce qu’il veut. Mais le contrat ne fonctionne pas comme ça, pas pour Jules. Si elle veut le pouvoir, elle doit d’abord l’accepter auprès d’elle. Et même si elle l’accepte, Jules a grandit avec cette haine non réciproque, cette habitude de se détacher d’elle, ces regards volés quand elle ne le voyait pas. Il n’arriverait pas à jouer, Jules, si elle l’autorisait à rentrer dans le jeu. Perdu, qu’il serait, le prince français.

Il la prévient, finalement. Ne refait plus jamais ça, ne m’aggresse plus, ne m’attaque plus, parce que j’ai mes armes moi aussi. La brune n’a pas peur, et pour cause : elle connait sa moitié. Sinon quoi ? Il la dévisage, l’enfant. Elle ignore la moitié de ce dont il est réellement capable, parce qu’elle est la seule qui a tant de pouvoir sur lui. Elle est la seule qui réussi à le dompter d’un seul regard. Les autres peuvent bien supplier, les autres peuvent bien essayer, il les écrasera d’un geste et ce sans scrupules. Mais il ne suffit que d’un regard, que d’une demande pour que Jules se plie aux désires de son autre. Tout pour qu’elle l’aime à nouveau. Alors la question est difficile. Sinon quoi ? Rien, rien parce qu’il en est incapable. Il ne répond pas, d’ailleurs. Alix connait la réponse, elle connait ses privlièges auprès de l’héritier de sa maison, mais ne semble pas les comprendre. Ou alors il y a cette autre possibilité.
Elle en joue.

Elle vient se poster devant lui, et Jules pose son regard sur elle. Son coeur s’emballe, il inspire doucement par les narines pour ne rien en laisser paraître, mais le parfum enivrant d’une rose interdite vient caresser ses sens, et c’est difficile de résister. Il aimerait mettre de la distance entre eux, reculer d’un pas, mais il doit asseoir son pouvoir. C’est lui, l’héritier. C’est pour lui que leur père obtiendra la couronne, de retour enfin après si longtemps. Pas pour elle, même si il aimerait en faire sa reine. Car seule une Rosier mérite la couronne de France, et seule Alix peut la porter à ses côtés. La menace le fait presque sourire. Un rictus amusé peint les traits du prince qui n’en a pas le titre mais la prétention. Il ne bouge pas, mais son regard est perçant, transcendant, dans celui de sa jumelle. « Elles me regardent si tu complotes contre moi, Alix. » Il ne lui fait pas confiance et il veut qu’elle le sache. Regarde ce que tu as fait, Alix, regarde ce que tu as détruit. Parce qu’il veut tout lui mettre sur les épaules, qu’elle croule sous la culpabilité d’une relation détruite à jamais. Parce que lui, il aurait continué à l’aimer si fort si elle lui en avait laissé l’opportunité. Et il continue à l’aimer si fort même alors qu’elle le déteste. Jules finit par bouger, il ramasse le livre qu’Alix lui a lancer et va le poser sur une table, ses doigts glissant sur la couverture en vieux cuir abimé par le temps. « Tu ne toucheras pas un cheveu de Juri. » C’est presque un ordre, soufflé là de la bouche de ce prince sans couronne, sans royaume et sans peuple. Et il sait déjà ce qu’elle pense. Qu’il peut aller se faire foutre.

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Alix Rosier

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MessageSujet: Re: tpota // i'll give you my skin, but you can't have within (julix)   Mar 2 Mai - 16:01


When by the water we drink to the dregs look at the stones on the river bed.I can tell from your eyes you've never been by the riverside.

Le cœur bat trop vite pour l’enfant nerveuse, elle se retrouve là, face à l’être aimé, l’être détesté sans savoir quoi faire quoi dire. Et si elle faisait une erreur ? Et s’il découvrait ce qu’elle pensait réellement ? Elle sent dans ses entrailles la rengaine habituelle, de cette peur, effrayée par le monde, la terre entière, se décupler en la présence de Jules. Alix fait tête brûlée, mais finalement elle n’est que l’alter-ego de sa lâcheté. Là où l’hypocrisie est sa vertu, le courage est son ennemie. La bravoure n’est qu’un mot, qui s’apparente à une terre inconnue à ses yeux, là où d’autres excellent pour se faire entendre et se battre sous les feux des projecteurs, elle utilise secrètement des moyens pour ne pas se faire remarquer. La crainte d’être attrapée, que le monde découvre ses ambitions, ses souhaits les plus sombres. Elle a toujours eu honte, honte d’être ce qu’elle est, une folle en soif de plus, toujours plus. Alix elle a toujours été comme ça, de vouloir, avoir et de s’en lasser. Mais Jules, Jules a toujours été l’exception à ses névroses. Elle le hait, l’aime, le méprise, le nargue, l’admire, il la fatigue. A lui faire ressentir toutes ces choses, ces choses qu’elle ne devrait pas ressentir. Son cœur bat toujours plus fort, alors que ses mains se crispent dans un poing, un seul et même poing, toujours le même. Se battre pour une chose qu’elle n’obtiendra que dans ses rêves. Peut-être qu’en se résonnant, peut-être qu’en écoutant cette logique violente qu’elle aime tant, elle pourrait accepter le fait de les avoir tout deux. Le pouvoir et Jules. Jules et le pouvoir. Mais les chemins s’entrechoquent, s’entremêlent et ne donnent rien, ils ne peuvent être joints, jamais. Parce que ça serait accepter la présence de son jumeau dans sa vie, accepter cette proximité. Comme des aimants, ils s’attirent, se tapent, sont indispensables l’un à l’autre, mais vivre dans le déni est tellement plus simple. C’est plus facile de nier ce qui est, plutôt que d’y faire face. Alix c’est une lâche et elle goûte à cette soumission de ses souhaits trop de fois. Jules il a toujours été la force tranquille, l’ouragan qui ne se déclenche que contre ces autres ingrats, mais jamais contre elle. Peut-être qu’en provoquant une réaction, peut-être qu’en provoquant la bête, elle pourrait se résoudre à tout laisser, tout abandonner. Elle veut le voir l’engueuler, lui crier dessus, la rendre colère et rage, celle qu’elle cherche à justifier depuis toujours. Mais alors que faire ? Que faire pour le faire disjoncter ? Pour lui faire du mal, du mal là où lui la blesse tous les jours ? Toutes les heures ? Toutes les secondes ? Un tourbillon se forme dans son esprit, alors qu’elle pince les lèvres, alors qu’elle se mord l’intérieur de la bouche, laissant le liquide vermeil s’éprendre de sa langue. L’acier qui la tient droite, ce goût amer qui la rend vivante, qui l’aide à ne pas perdre les pétales, à ne pas perdre le nord, ni le sud. Elle qui semble toujours si arrogante, si fière, celle qui s’appelle princesse, la princesse des glaces. Une couronne à peine visible déposée sur sa tête, alors qu’elle n’obtient que les regards mauvais de ses parents, du monde entier. Victime de ses propres jeux, finalement Alix en veut au monde, mais surtout à elle-même.

« Elles me regardent si tu complotes contre moi, Alix. » Alix fait la moue, quand s’étaient-ils parlés de cette manière ? Quand était la dernière fois qu’il lui avait fait comprendre qu’il savait, qu’il savait absolument tout. La gamine lève les yeux au ciel, parce qu’elle a peur qu’il voit à travers ce mur en béton, qu’il puisse transpercer la carcasse, la protection qu’elle s’est formée étant si jeune. Jules n’est pas bête, il ne l’a jamais été, mais quelque chose le rend naïf, et cette incarnation n’est que celle d’une jumelle qui en joue. Alix, la sale gosse, la belle menteuse, l’horrible enchanteresse qui se joue des faiblesses de son frère pour user de sa face opportuniste. Si son cerveau devant vriller, briser les conceptions, elle se souviendrait probablement des moments où tous deux étaient dans la chambre de l’un et de l’autre, se serrant tendrement dans leurs bras. Un baiser volé, un rire cristallin s’échappant des lèvres de l’enfant à l’époque encore innocente. Mais maman avait tout brisé, elle avait cassé le lien, elle avait brisé cette relation. Elle avait fait d’eux des martyrs, en perdition. Ils avaient à l’époque perdu leurs esprit saint, et ne l’avait depuis plus jamais retrouvé. Alix rit silencieusement entre ses dents, il sait alors ce qu’elle veut. Bien sûr qu’il sait, bien sûr qu’il se doute. C’est son frère, son autre moitié et avant d’être ennemis, c’est lui qui la connaît le mieux, par cœur, anticipant peut-être déjà ses prochains mouvements. « Tu ne toucheras pas un cheveu de Juri. » Colère et rage, pour qui se prennent ces gens qui lui ordonnent des choses ? Elle qu’on a déjà tenter de museler à plusieurs reprises. Si on lui coud la bouche, Alix répond avec sa plume, personne ne peut lui dire quoi faire. Elle décide, elle est reine, elle tient les rênes de son destin. Le hasard ou l’autorité n’a pas sa place dans sa tête, pas même celle de son frère. Impulsive calculatrice, c’est pourtant auprès de son frère qu’elle perd les pédales, qu’elle sort de ses gonds. La main part, se dépose violemment sur la joue de son frère, dans un clack résonnant dans le couloir vide. Une gifle, une énième provocation, une attaque pour le réveiller, pour lui dire de réagir, de la frapper, l’insulter en retour. « Sinon quoi Jules? Sinon quoi? Tu vas crier, m'insulter? Vas-y, j'attends que ça. » Une pause, un ton glacial, presque trop froid, presque trop elle. Les yeux assassins, la main encore rouge de l’impact. « Pour qui tu te prends ? Me faire suivre puis me dire de ne rien faire ? Ha. Personne ne me donne des ordres, encore moins mon soit-disant frère. » Poison, poison, poison. Qui vient s’immiscer dans ses veines, dans son esprit. Elle ne voit que rouge, que le mal, que l’ambition, que le pouvoir. Elle s’approche une dernière fois, un mètre de moins, la proximité qui s’affine ; « Tu n’es pas encore roi ou du moins tu ne seras jamais le mien Jules, ne l'oublie pas. » Dernière provocation, dernier appel. Réagis.

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MessageSujet: Re: tpota // i'll give you my skin, but you can't have within (julix)   Mar 2 Mai - 17:56

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Ses sentiments font rage dans son cœur, et accélère le rythme de ce palpitant qui n’en demande pas tant. Retour au calme, c’est ça qu’il veut, l’élu trop jeune d’une famille déchue. Ca, et écarter Alix de tout ce qu’elle veut, de tout ce qu’elle veut obtenir sans lui et surtout de tout ce qu’elle veut lui arracher. Son cœur en premier, mais sa couronne en bonne position aussi. Ils se battent pour une chose qu’ils n’ont même pas, et Jules s’en fiche. Elle ne l’aura jamais, même s’il doit se tuer à la tâche. Jules garde son calme, parce qu’il ne peut pas flancher. S’il laisse ses émotions prendre le dessus, il n’est pas certain de savoir ce qu’il restera de sa raison. Déchirée entre deux feux ardents, l’un étant son amour brûlant pour la brune en face de lui, l’autre la colère ravageant tout sur son passage. L’incendie menace, dans la tête de l’héritier, mais il tient bon. Elle réagit à ses mots, la gamine pourrie gâtée. Elle fait une moue, et même comme ça elle reste la plus belle créature qu’il ait été gracié de pouvoir admirer. Jules sent son cœur rater un autre battement, et bientôt il se demande si elle ne finira pas par le tuer par sa simple présence. Trop proche, beaucoup trop proche et bien trop loin. Cette rose-là est insaisissable, et ce n’est pas le prince déchu qui la cueillera.

Alix s’approche encore, la colère rend son pas lourd et ferme son poing d’une violence qu’elle semble difficilement contenir. Elle lui a fait mal, déjà, mais il crève de lui dire qu’elle ne lui fera jamais plus mal qu’en l’ignorant, quand il la croise dans les couloirs. Qu’elle ne lui fera jamais plus mal que quand elle ferme la porte entre eux, que quand elle complote contre lui. Si ils pouvaient s’entendre comme jadis, ils seraient déjà rois et reines d’un monde à leur merci. Mais on leur a interdit. C’est ta sœur. Ca résonne encore et toujours dans son esprit d’homme pourtant assez mature pour le comprendre. On n’embrasse pas sa sœur, on embrasse sa femme. Jules crispe la machoire, et c’est à ce moment que la main de la belle claque violemment sa joue. Il ne peut empêcher le mouvement de sa tête sous l’impact. Ca brûle, mais ça brûle de vie et d’une passion qui dévore son autre. Même si cette passion c’est de la rage, il ne la laisse pas indifférente et c’est tout ce qu’il a besoin de savoir. A quel point peut-il l’influencer ? Jules pose sa main sur sa joue meurtrie, la douleur irradie mais il tente de retrouver des traits impassibles. Sauf que son regard ne ment pas. Brillant d’une nouvelle lueur, il le darde sur celui de sa jumelle. Ambre contre ambre, les deux français se jaugent sans aucun scrupule. Elle veut qu’il crie, qu’il l’insulte, qu’il réplique mais il n’en fait rien. Non, pas elle, pas toi, a-t-il envie de dire. Si elle ignorait qu’il était incapable de la blesser, elle va vite le comprendre. Car elle pourrait continuer, il sait qu’l ne la frappera pas en retour. Hors de question que ses mains marquent cette peau diaphane, trop blanche que pour être impure, comme le sang dans ses veines. Il a un léger rire. Arrogance. Son arrogance est maîtresse de son âme, elle dirige ses gestes et ses pensées. Elle le fait avancer de cette manière, elle le grandit et montre aux autres qui il est. Le sang des rois coule dans ses veines, un sang bleu que les autres ne peuvent que rêver d’obtenir. « Et que seras-tu alors, Alix ? Une exilée, une bannie d’un royaume qui ne lui appartiendra jamais. » Il crache ses mots, car si il refuse de la frapper, il ne refuse pas de lui faire voir la vérité en face. Un rictus étire les lèvres de ce jeune prince, et il fait finalement un léger pas en arrière, pour la regarder avec plus de dédain encore. Pourtant tout son corps le lui hurle, à la manière dont il a du mal à s’échapper, à la manière, même, dont son expression prend cet air légèrement désolé. Il l’aime, et ça devrait être évident. Il l’aime et c’est la chose la plus compliqué de sa vie. Parce qu’il ne devrait pas. « Tu dis ma vie triste, mais je n’attends pas que tu me fasses du mal pour me sentir vivant, moi. » Alors Alix, à égalité ? C’est ça qu’il veut savoir, qu’elle lui montre, qu’il sache enfin. Qu’elle lui donne le feu vert, et il saisira sa chance.
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MessageSujet: Re: tpota // i'll give you my skin, but you can't have within (julix)   Jeu 4 Mai - 0:31


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La main brûle, elle brûle du contact à la peau de son autre. L’alter-ego qui ne réagit presque pas. L’autre, l’ennemi, l’amour inculpé, qui se fige, frottant ses doigts contre la plaie superficielle, alors que la gamine veut toucher, veut caresser l’endroit meurtri. Sa faute, tout est de sa faute, ça l’a toujours été. Alix c’est une malaimée, une crasse, une pourriture, une hypocrite, elle fait croire au monde être de bonne foi, elle fait croire être confiante, mais au fond, bien au fond, là où les entrailles grondent, le ventre se sent nerveux. Cette boule de nervosité qui ne disparaît que quand elle se laisse aller aux bras de Morphée. La courageuse, la brave, elle n’a jamais existé, elle n’a jamais parlé, jamais pipé mot. Ça la rend honte, ça la rend rage, alors il faut taper, il faut attaquer là où ça ne blesse presque pas. Jules est sa proie, finalement il est le pansement, qui lui fait oublier ses maux, qui la délie de ces rouages coincés. De ces hauts airs qu’elle s’est apprivoisée au court des années. Pitoyable, mais menteuse, elle a le don pour nier, pour vivre dans un déni flagrant, presque violent. Mais c’est mieux, c’est tellement mieux que de réaliser, que d’accepter ce qui n’aurait jamais dû être. Alors elle l’observe, ce jumeau qui s’en prend plein la figure, qui suit, qui calme les angoisses, le palpitant qui explose. Il a le visage d’un héros, un héros qu’elle veut pourtant détruire de ses mains, de ses poings. C’est pourtant avec indifférence qu’il répond ; lui qui sait garder son calme en sa présence, lui qui sait accepter ses faux pas, ses non-dits. Alix culpabilise, elle rumine dans cette petite tête qu’est la sienne, elle réfléchit, elle tente de comprendre, de ficeler un plan qui échouera à nouveau. Elle n’est finalement peut-être pas faite pour la politique, pour ce pouvoir qui la rend indigne, qui l'incinère de l’intérieur. Elle va finir par se brûler les ailes, et l’enfant le sait, elle ne le sait que trop bien.
Alors elle chasse, elle chasse ces choses là ;
Ces choses qui ne sauront,
Ne sont,
N’étaient jamais.


« Et que seras-tu alors, Alix ? Une exilée, une bannie d’un royaume qui ne lui appartiendra jamais. » Une vérité qui résonne dans sa tête, celle qui lui gifle les idées folles. Les idées burlesques qu’elle a construit au court des dernières années. Celles qui lui insufflaient d’être exécrables avec le monde entier, avec la terre toute entière. Elle a rien pour elle, le mauvais sexe, la mauvaise année de naissance, la mauvaise posture, la mauvaise langue, elle est faite pour se morfondre dans un ombre trop grande. Celle d’un frère aimé, celle d’un frère méprisé. Indécise, complexe, Alix ne sait plus, n’a jamais su. Elle se rend compte de sa naïveté, de sa bêtise, cette bêtise humaine. Parce qu’elle est finalement que stupidité, celle qui la prend aux tripes, celle qui l’attrape, celle qui l’influence à se déchainer sur un frère qui ne lui demande rien d’autre que de l’aimer. Mais l’aimer, c’est trop lui en demander.
C’est cracher sur ce qu’elle a construit,
C’est démonter ses croyances, ses souhaits,
C’est dire adieu à un fondement, à cette pensée illogique.
C’est à s’avouer, arrêter de nier.


Elle voudrait pouvoir lui dire qu’il est trop arrogant, qu’il perdra à son propre jeu, mais elle se rend compte du mensonge, du poison avant même de pouvoir prononcer les mots. Stupide gamine, stupide enfant, elle ne sait même plus délier sa langue, celle si bien pendue en proximité de son frère. Mais les temps ont changé, peut-être qu’elle a changé, peut-être qu’elle a plongé trop profondément dans cette solitude pesante, dans cette terne réalité qu’est la sienne. Biaisée par ses influences, par son innocence, le frère, l’autre, cet inconnu trop apprécié, a raison, il a raison, toujours raison. Et ça l’épuise, ça la fait imploser. « Tu dis ma vie triste, mais je n’attends pas que tu me fasses du mal pour me sentir vivant, moi. » La langue claque contre le palais de sa bouche, alors qu’elle perd déjà les pédales. Ca la rend colère de voir, de comprendre qu’il a raison. Ca l’enrage de ne pouvoir répondre, de ne pas pouvoir rétorquer qu’il a tort. A quoi bon ? A quoi bon faire semblant quand de toute façon la réalité s’est imposée à elle, il y a si longtemps. Alix a l’art de tourner le monde sur sa personne, elle a l’art de vouloir toute l’attention, celle d’inconnus, celle de sa famille, plus particulièrement celle de Jules. C’est dans sa colère à peine contrôlée, qu’elle brise le vase qui se trouve sur son Piédestal. Elle n’hésite pas une seule seconde à attraper une brèche de verre et se la mettre sous le menton. Menace, folie, personne ne saura jamais.
Elle perd les pédales,
Elle perd le contrôle ;
Elle implose.


Son corps se tend sous le contact de l’arme, celle qui pourrait lui ôter la vie en quelques secondes. C’est peut-être un test, c’est s’assurer qu’elle a finalement de la valeur aux yeux d’une personne, aux yeux de Jules, puisque de toute façon, seuls ses yeux ont toujours compté. C’est cracher du poison en le mettant face au fait accompli. « Pas besoin de te faire du mal pour me sentir vivante. Je n'ai qu'à m'en faire à moi-même, c'est suffisant. » Le sang qui ruisselle le long de sa main, alors qu’elle tient le morceau de verre dans sa main. Elle serre fort, elle le serre si fort, comme si c’était sa dernière bouée. Elle tient la tête à peine de l’eau, et les vagues s’accumulent encore et encore ; jusqu’à noyade. C’est illogique, ce n’est ni un fait, ni une réalité, c’est du n’importe quoi, une connerie. Mais ma foi, qu’a-t-elle à perdre, qu’a-t-elle de plus que sa vie ? Celle qui tient, s’ébranle. « Je n’ai pas besoin de toi, mais tu as besoin de moi. » Une pause théâtrale. « Je préfère encore mourir de mes propres mains que de te donner les rênes de ce royaume. » Un hoquet, l’adrénaline qui tape dans ses veines comme une folle rengaine. « Ton seul mérite est d’être un homme, la seule chose que tu as de plus, c’est d’être né avant moi. » Elle ne pleure pas, elle respire enfin plus lentement, elle va utiliser cette voix, cette voix glaciale. « Si c’est à ça qu’est condamné notre pays, je préfère encore me prendre la vie. » Elle a pété les plombs, elle a perdu l’esprit. A force d’encaisser, à force de se taire, la folie a pris le dessus.
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Jules Rosier

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MessageSujet: Re: tpota // i'll give you my skin, but you can't have within (julix)   Jeu 4 Mai - 1:08

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Elle émet un bruit de bouche qui claque, comme un fouet dans le silence qui les lie, ou les sépare, c’est selon. Qui les sépare, définitivement, Jules n’a aucun doutes là dessus. Elle le déteste et elle se délecte de ce qu’elle est en train de lui faire…
Vraiment ?
Jules fronce les sourcils quand il constate que cette expression qu’il voit sur le visage de sa jumelle, c’est celle qui connait pour l’avoir déjà vu au travers de miroir qu’il aurait pu croire déformer. C’est de la colère qui déforme les traits de sa jumelle, et c’est une colère vive. Il a presque envie de sourire, le prince. Il a presque envie de rire, même, parce que cette colère est un aveu silencieux. Oui, un partout, la balle au centre. Elle est aussi touchée par lui qu’il l’est par elle. Touchée par son indifférence qu’il apprend enfin à afficher envers celle qui ne le laisse pas l’aimer. Alors, qu’est-ce que ça fait ? a-t-il envie de savoir. Mais le brun ne dit rien, il admire le tableau qui se peint en face de lui. La débacle de sentiments trop purs et trop présents, qui tordent les traits de la belle rose avec qui il a tout partagé pendant des années. Avec qui il ne partage désormais plus que des sentiments similaire en cet instant précis. De la colère et de la haine. Mais Jules en est presque persuadé : il y a quelque chose de plus.

D’un coup, en une fraction de seconde seulement, Alix s’empare d’un vase à la valeur inéstimable et le fracasse contre le sol. Les débris volent, Jules recule pour éviter d’être coupé, et la diablesse s’empare d’un éclat particulièrement tranchant pour aller se le coller sous la gorge. « Alix ! » Il n’a pas pu s’en empêcher, son coeur se met à battre la chamade si fort qu’il le sent tembouriner dans a poitrine, et qu’il entend le sang battre dans ses oreilles. « Pas besoin de te faire du mal pour me sentir vivante. Je n'ai qu'à m'en faire à moi-même, c'est suffisant. » La folie s’est emparée de sa moitié, et il a peur qu’un geste trop brusque la pousse à comettre l’irréparable. Elle ne semble pas l’avoir entendu, ou peut-être ne l’a-t-elle pas du tout écouté. Elle continue sa litanie, c’est comme une punition qu’elle lui réserve tout spécialement pour lui. Alix est une impulsive, Alix est une sanguine et c’est pour ça qu’Alix ne peut pas réussir dans la politique comme lui le fait. Et c’est pour ça qu’il l’aime tant, parce qu’elle n’est pas comme lui. Elle n’est pas un pantin forgé par un père trop ambitieux. La vraie elle est là, exposée à sa vue, alors que le véritable Jules est si profondément enterré qu’il ignore encore ce que ça fait que de le laisser transparaitre. Le vrai lui aurait réagi plus vite, il lui aurait fait comprendre plus tôt qu’il n’était pas indifférent.

« Je n’ai pas besoin de toi, mais tu as besoin de moi. » La vérité blesse, dit-on. Jules la sent s’insinuer dans son cœur comme une lame particulièrement aiguisée. Il déglutit difficilement, l’observe alors qu’elle continue à l’attaquer. Elle n’épargne rien, elle prend tout, ravage et se bat comme une lionne. Parce que si elle doit crever, Jules le sait, elle ne partira pas sans emporter une partie de son être avec elle.
Mais, oh, Alix…
Elle ignore, la princesse déchue. Elle ignore, l’enfant qui se place devant elle. Que si elle part, elle prendra tout. Si elle part, il ne restera rien. A quoi bon se battre ? Avec qui ? Pour qui ? La vie misérable de ce sorcier pourri gâté n’est rien sans sa moitié déchirée, qui lui a été volée par les dictats d’une société archaïque et hypocrite. Pas ta sœur, tu n’embrasseras pas ta sœur. Mais les Rosier se marient entre eux, qu’est-ce que ça change ? Le sang coule contre les doigts de la brune, la plaie s’ouvre et Jules sait qu’il doit réagir avant qu’il ne soit trop tard.

Il sort sa baguette, rapidement. La porte claque et il fond sur elle, ses doigts viennent arracher cet éclat, mais pas sans peine. Elle s’accroche, et le sang souille ses doigts. Il les fait glisser, mais Jules s’empare de la pièce de porcelaine, et pousse Alix contre le meuble derrière elle, sans même y prendre garde. Il n’a pas lâché sa baguette, et leurs doigts sont entremêlés autour de l’éclat du vase de leur mère.

C’est la première fois depuis des années qu’il est aussi proche d’elle. Il se souvient de ces instants volés dans la bibliothèque, où il tentait de s’approcher mais qu’elle ne laissait pas faire. Il se souvient de la dernière fois qu’il l’a eue dans ses bras, alors que Marius, âgé de douze ans, était à l’infirmerie après une mauvaise expérience en potions. Il se souvient, encore avant ça, de la dernière fois que ses lèvres ont effleurées celles de son autre. Et il ne réfléchit plus, sans même savoir comment ni pourquoi, Jules sent enfin la bouche de sa jumelle contre la sienne. Le palpitant s’enflamme, alors que le brun arrache un baiser à sa jumelle avec le besoin d’un noyé en recherche de son air. Si elle a pété un câble, alors lui aussi. Lié par bien plus que du sang, il suffit qu’elle perde le contrôle d’elle pour qu’il s’oublie totalement.

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Alix Rosier

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MessageSujet: Re: tpota // i'll give you my skin, but you can't have within (julix)   Jeu 4 Mai - 23:47


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La rengaine des gens miséreux qui se pleurent pour une cause qui leur est méritée. Alix fait partie de ces gens, à s’apitoyer sur un sort qui lui est destiné depuis toujours. Réalité, réalité bafouée, éventrée, influencée et niée. Il est beau ce mensonge, il a quelque chose de presque naïf, d’étranglé, coincé dans la gorge, coincé dans les yeux, elle arrive seulement à s’en délivrer quand elle crache ce poison mielleux. La pique qui sort, le cœur qui fait boum boum, les maux qui semblent s’apaiser. C’est ridicule, risible, et pourtant Jules ne rit pas. Parce qu’il voit bien qu’elle doit être folle, que la bestiole l’a piqué, l’a mordu et ne l’a jamais délivré. Délivré du maléfice, de la malédiction, du cerveau qui s’évertue à penser, à réfléchir, à tourner chaque situation dans un sens, puis un autre, jusqu’à ne plus faire sens. Elle se mord les doigts, elle se tape la tête contre un mur, mais c’est pourtant avec un morceau de verre dans les mains qu’elle a l’impression de respirer à nouveau. De sentir son cœur battre, battre toujours plus fort, alors que ses tympans explosent. L’éclat, celui qui pourrait lui coûter la vie, vissée à ses doigts pour ne jamais s’en détacher. Un cri d’effroi venant de la part de l’autre moitié. C’est sûrement impulsif, imprévisible, c’est tout le contraire d’elle. Mais est-ce que ça l’est vraiment ? Parce que si la réalité est biaisée, son caractère l’a toujours été. A se cacher, à se faire passer pour ce qu’elle n’est pas, elle a finalement perdu le nord, elle a perdu les pédales, elle a perdu pieds. Mais qui pourrait le lui reprocher ? Alors qu’elle ne fait que se mouvoir dans un monde qui le lui demande, qui le lui ordonne, de sourire, de courber l’échine, de mentir quand bon lui semble. C’est de sa faute, mais le mal dans les entrailles a toujours été influencé par plus, bien plus. Le nom, cette rose épinée, qui coupe, qui pique le doigt, alors que les gouttes de sang ruissellent. Elle a été sa plus grave malédiction ; Rosier.
La fin est proche,
L’est-elle n’est-ce pas ?
A quoi bon vivre, si l’entendement jamais ne s’épanouira.

On entend le calme, le calme intérieur, le cœur qui bat, mais qui se rythme, au gré des perles saillantes glissant sur le sol. Ce sang gâché, immaculé, mais pourri, pourri jusqu’à la moelle. Pur, pur pour quoi ? Pour un statut qui ne fait plus vraiment de différence. Parfois elle se demande ce qu’elle aurait pu être si elle était devenue autre chose. Si elle avait grandi dans une autre maison, avec une autre famille. Serait-elle plus heureuse ? Plus épanouie ? Jamais son esprit n’ose lui répondre, car elle en connaît déjà la réponse. Ca serait effacer Jules de sa vie, l’effacer de son cœur, de sa tête, supprimer son toucher contre sa peau, ses lèvres contre les siennes, et ça paraît être trop. La migraine qui s’immisce dans le cerveau trop rempli, alors qu’elle calcule chacun de ses mouvements. Alix ne sait pas même plus ce qu’elle souhaite provoquer chez lui, tant qu’elle ne sait même plus ce qu’elle souhaite faire de cette action. S’ôter la vie ? Probablement jamais, car elle n’en a pas le courage. Lâche, lâche jusqu’à la fin, elle crèvera seule, seule au fin fond de nulle part, le cœur en miettes, les yeux brûlant d’amertume.

« Alix ! » Peut-être qu’un sourire se forme sur ses lèvres, en voyant le regard de son frère, la regardant comme si elle est folle. Elle le comprend, jamais elle ne l’a plus compris. Parce qu’il doit se sentir pitoyable à son tour, mais c’est l’égoïsme qui déchire ses traits. Alix ne pense qu’à elle, ne pense jamais à lui. Elle se demande comment c’est encore possible qu’il l’aime, qu’il l’adore, alors qu’elle n’est que déchet. Pourquoi accepte-t-il son châtiment ? Pourquoi courbe-t-il l’échine ? Pourquoi est-il prêt à la sauver alors qu’elle lui a répété à de nombreuses reprises qu’elle serait prête à le tuer pour accéder à ce qu’elle a toujours voulu avoir. Un sourcil arqué, des yeux froids, glacials, qui ne bougent pas dans leurs orbites. Braqués vers le frère, l’autre moitié, elle s’attend à ce qu’il cherche à la convaincre, à la sortir de cette merde. Puis, le monde tourne. Il n’a jamais autant tourné. Alors qu’elle bascule, sous le toucher masculin, le toucher de l’ater-ego, elle sent son corps vrillé, s’écraser contre la muraille de livres qu’elle chérit tant. L’impact est fort, la porte se ferme sous l’influence de la baguette de Jules. Puis, yeux dans les yeux. Bouches séparées par de simples centimètres si rapidement parcourus, si rapidement brisés. La proximité fascinante. Alix se languit de plus, elle a toujours voulu plus. Dévorer ces lèvres, dévorer ce corps, caresser, tirer ses cheveux, laisser ses doigts filer le long de sa peau, jouir de cette présence, de ces quelques centimètres qui les ont toujours séparé. Alors elle le regarde, elle le voit, elle le voit pour la première fois depuis des années. Là où les souvenirs sont forts, amertume disparue, désir amplifié, décuplé. Elle pourrait passer le pas, elle pourrait dépasser les frontières, toutes les limites. Mais c’est dire adieu à tout, mais à rien.
Et soudain, les lèvres sucrées,
Ecrasant les siennes,
Dans une étreinte interminable.

Et elle se laisse aller. Parce que c’est l’heure des folies, des désirs, des fantasmes, de la rancœur, des baisers volés, exagérés, cachés, mystérieux. C’est le corps, les hormones qui prennent le dessus, alors qu’elle répond, comme elle n’a jamais répondu. Sa main ensanglantée passant dans les cheveux de son frère. Sa moitié. Mais la voix, dans cette tête folle, la voix qui lui crie de tout arrêter reprend le dessus, alors qu’elle mord une dernière fois la lèvre inférieure de son frère. C’est la pulsion qui repart, les mains qui se positionnent sur son torse ; et elle le repousse. Elle le pousse pour qu’il la quitte, et c’est comme s’arracher le cœur et lui offrir sur un plateau d’argent. Alix s’en veut, elle s’en veut d’en vouloir plus, toujours plus ;
De goûter à plus.
La main part, formant un poing, elle vient s’écraser contre la mâchoire de son frère. Elle n’a rien d’autre à faire, aucune autre défense, que de lui faire du mal. Parce que c’est à bout de souffle qu’elle se rend compte que son corps, son corps électrifié désire ce contact, désire cette proximité, cette folie, ce toucher. Electrochoc, elle reprend ses esprits, elle le doit, il le faut. « Comment oses-tu ? » A son tour, elle avance cette fois-ci moins effrayée, plus sûre d’elle, plus confiante. Advienne ce qu’il pourra. Alors qu’elle le terrasse jusqu’au milieu de ce couloir, s’éloignant le plus loin possible du lieu du crime. Elle sort sa baguette, ne réfléchit plus, jamais et la dépose sous le cou de son frère. « Ne t’avance pas plus Jules, je sais pas ce que je ferais. » Tu ne feras rien.
Parce que t’en veux, t’en veux toujours plus.

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- am i wrong? -
soft like trees and water, shape to suit and mood, after mood and weather in the waves you will float. ▪
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Jules Rosier

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MessageSujet: Re: tpota // i'll give you my skin, but you can't have within (julix)   Ven 5 Mai - 0:13

i'll give you my skin but you can't have within
ft/alix rosier

Il respire enfin. Jules s’approche un peu plus, sa langue fait un crochet à celle de sa jumelle et il se fiche totalement de ce qu’elle peut bien être en train de penser. En toute honnêteté, le brun ne pense plus. Il ne sait plus ce qu’il fait, il n’est que là pour ressentir cette douce félicité. Il n’est que là pour apprécier la caresse de la main ensanglantée d’Alix dans sa chevelure trop lisse et trop parfaite. Il ne pense plus, il s’en fiche, c’est si bon. Ca fait presque vingt ans qu’il attend ça, et il aurait du savoir qu’elle ne le lui aurait pas donné. Il devait venir le prendre, son baiser. Mais Alix n’allait pas juste le laisser le prendre. Il sentit une morsure contre sa lèvre inférieure, qu’il prit d’abord comme un encouragement alors que finalement, la main qui fourageait dans ses cheveux d’ébènes vient se glisser contre son torse non pas pour l’attirer plus encore, mais pour le repousser avec une violence que seule Alix peut décupler face à lui. Il recule, sous l’injonction. La force de la volonté de sa jumelle est bien plus forte que sa propre force physique. Et puis même, c’est Alix. Il ne la forcerait pas…
Non

?

« Comment oses-tu ? » Il n’a pas le temps de réfléchir que déjà elle sort sa baguette et vient la plaquer sous sa gorge. Le bout de bois s’enfoncer dans sa chaire, et il déglutit difficilement, mais plus par réflexe que par peur. « Ne t’avance pas plus Jules, je sais pas ce que je ferais. » Jules hausse un sourcil. Elle a répondu, avant de le repousser. Elle l’a touché comme si elle aimait ça, et si elle pense qu’il l’ignore, elle se fourvoie. Son instant de faiblesse il ne l’a pas vécu seul, ils l’ont partagé, comme deux morceaux d’une âme déchirée qui se retrouvent enfin. Jules glisse le bout de sa langue contre sa lèvre inférieure, un léger sourire peint ses traits alors qu’il redevient doucement le Jules Rosier dressé bien gentiment par Papa Rosier. L’arrogance est maîtresse, chez ce Jules-là. Le pouvoir émane de ce Jules, il suinte de tous ses pores et s’en est presque dégueulasse, d’une répugnance à faire vomir mais les Rosier ont l’habitude, et ils s’en délectent. Et celui-là tout particulièrement, ce prince sans couronne.

« Tue-moi alors si c’est ce que tu veux. » Il s’approche d’un pas, laisse la baguette s’enfoncer un peu plus. Il aura une marque sur la peau mais il s’en fiche, la magie la fera disparaître en un clin d’œil. Pour l’instant, il veut tester, se prouver qu’il a raison. Savoir jusqu’où il a raison. Et il n’a rien à perdre, le prince. Car si elle est capable de le tuer, vraiment, il préfère encore qu’elle fasse. Qu’elle se débarrasse de lui, car il n’est pas certain de pouvoir survivre après un échec pareil, après un rejet aussi violent. Et si elle ne le blesse pas plus, il aura gagner du terrain sur elle.
Son sourire ne fâne pas, au contraire.
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MessageSujet: Re: tpota // i'll give you my skin, but you can't have within (julix)   

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tpota // i'll give you my skin, but you can't have within (julix)

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